Coronavirus : la taxe européenne rapporterait jusqu'à 10 milliards par an

Coronavirus : la taxe européenne rapporterait jusqu'à 10 milliards par an
député européen (Moritz Korner)

Boursier.com, publié le lundi 01 juin 2020 à 15h48

L'objectif est de trouver des recettes nouvelles pour rembourser l'emprunt que la Commission pourrait contracter au nom des Vingt-Sept.

La taxe sur les entreprises proposée la semaine dernière par la Commission européenne pour financer la relance post-pandémique pourrait rapporter jusqu'à 10 milliards d'euros par an, a précisé lundi l'exécutif européen.

L'idée de taxer les grandes entreprises bénéficiant du marché unique européen a été exposée mercredi dernier par la Commission. Elle pourrait entrer en vigueur en 2024 ou après. Cette proposition sera à l'ordre du jour du prochain sommet européen, les 18 et 19 juin.

0,2% des revenus de ces entreprises

"En fonction de sa forme - que ce soit une somme forfaitaire, une contribution proportionnelle à la taille des entreprises ou une part de l'impôt sur les bénéfices -, 10 milliards environ pourraient être collectés sans peser excessivement sur les finances des entreprises", a dit une porte-parole de la Commission.

"Dix milliards d'euros, c'est moins de 0,2% du chiffre d'affaires réalisé par ces grandes entreprises dans le cadre de leurs activités dans l'UE", a-t-elle ajouté.

70.000 entreprises concernées

Dans une interview publiée dimanche par le 'Financial Times', le commissaire européen chargé du Budget, Johannes Hahn, indique que cette taxe pourrait être appliquée à quelque 70.000 entreprises en Europe affichant un chiffre d'affaires supérieur à 750 millions d'euros.

La Commission a également mis sur la table d'autres taxes, dont une taxe carbone sur les importations ou une taxe sur le plastique.

Trouver des recettes

L'objectif est de trouver des recettes nouvelles pour rembourser l'emprunt que la Commission pourrait contracter au nom des Vingt-Sept, si son projet est validé, afin de financer le plan de relance évalué à 750 milliards d'euros, dont les deux tiers seraient versés aux Etats les plus touchés par la pandémie sous forme de simple transferts budgétaires, et non pas sous forme de prêts remboursables.

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