Coronavirus : la trêve hivernale des expulsions prolongée jusqu'en juillet

Coronavirus : la trêve hivernale des expulsions prolongée jusqu'en juillet
Immeuble

Boursier.com, publié le jeudi 07 mai 2020 à 09h40

La trêve hivernale aurait dû s'achever le 31 mars, puis avait été prolongée jusqu'au 31 mai pour aider les ménages, dont les revenus ont été amputés à cause du confinement.

Quelques semaines de répit supplémentaires... En raison de la pandémie de coronavirus, la trêve hivernale des expulsions a été prolongée jusqu'en juillet, comme l'a annoncé ce jeudi le ministre en chargé de la Ville et du Logement. "On va décaler la trêve hivernale jusqu'en juillet", a-t-il annoncé sur 'franceinfo', ajoutant que la date précise serait connue dans la journée après consultation des parlementaires.

Pour rappel, elle aurait dû s'achever le 31 mars, puis a été prolongée jusqu'au 31 mai pour aider les ménages, dont les revenus ont été amputés à cause du confinement. Ce premier report avait alors été annoncé par Emmanuel Macron mi-mars. Pendant cette période, qui dure en temps normal du 1er novembre au 31 mars de l'année suivante, aucune expulsion locative ne peut avoir lieu.

"Ne pas ajouter à cette période sanitaire des drames familiaux"

"Cela veut dire que je donnerai instruction de ne jamais employer la force policière pour procéder aux expulsions, il n'y aura pas d'expulsion qui puisse être effectuée. Personne ne peut accepter que, dans cette période sanitaire, il puisse y avoir des personnes expulsées de leur logement", a-t-il insisté.

"Dès le début de l'épidémie, on a tout de suite décalé cette trêve hivernale et comme cette épidémie continue, on décale à nouveau cette trêve hivernale", a rappelé Julien Denormandie, estimant qu'il est "important de ne pas ajouter à cette période sanitaire des drames familiaux, des drames humains".

20.000 places d'hébergement d'urgence en plus

En revanche, le ministre en charge du Logement n'a pas pu confirmer qu'une prolongation de la trêve jusqu'au début de l'hiver pourrait être décidée. Mais sur le principe, il souhaite que les expulsions soient interdites tant que la crise continue. Pour rappel, "chaque année, ce sont près de 15 000 familles qui sont expulsés de leur logement", a-t-il précisé.

Ouvertes depuis le début du confinement, les 20.000 places supplémentaires d'hébergement d'urgence devraient par ailleurs être maintenues après le déconfinement prévu le 11 mai, selon Julien Denormandie, qui indique que ces places ont été obtenues grâce à la réquisition de "milliers de chambres d'hôtel". Au total, 180.000 personnes sont "mises à l'abri par les services de l'État et les associations", a-t-il ajouté.

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