Coronavirus : la vague des faillites attendra...

Coronavirus : la vague des faillites attendra...
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Orange avec Boursier.com, publié le jeudi 10 décembre 2020 à 05h49

Au total, les faillites devraient baisser de 15.000 cette année. Avant une explosion l'an prochain ?

Au total, les faillites devraient baisser de 15.000 cette année. Avant une explosion l'an prochain ?

Les entreprises continuent de tenir le coup en France, malgré la vague de faillites redoutée pour cet automne... Selon les données des greffiers des tribunaux de commerce, révélées par 'Les Echos', sur la période allant du 1er septembre au 30 novembre 2020, 7.465 ouvertures de procédures collectives ont été enregistrées.

Cela représente une chute de 37% par rapport à la même période l'année précédente. Sur les douze derniers mois, le nombre de défaillances a reculé d'un tiers en France. Au total, les faillites devraient baisser de 15.000 cette année - un chiffre jamais vu !

Aides massives de l'Etat

Si les entreprises résistent (pour le moment) c'est bien sûr grâce au soutien exceptionnel de l'Etat, qui a mis en place le dispositif de chômage partiel, mais aussi les exonérations de charges sociales et le fonds de solidarité.

Autre explication, livrée aux 'Echos' par François Asselin, le patron de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), "les Urssaf n'assignent plus aucune entreprise au tribunal".

Reculer pour mieux sauter ?

Mais il faudra bien rembourser les prêts garantis par l'Etat, et les entreprises, actuellement sous perfusion, pourraient être très nombreuses à mettre la clef sous la porte durant l'année 2021... "Aujourd'hui, les chefs d'entreprise sont en attente... Ils savent que cet état est transitoire. Une fois que le passif sera exigible, alors la bulle dans laquelle se trouvent les entreprises éclatera", prévient Sophie Jonval, présidente du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce, citée par le journal.

"Cette vague de procédures collectives touchera en premier lieu les entreprises déjà en difficulté avant la pandémie de la Covid-19 et maintenues artificiellement hors de l'eau par ces mesures gouvernementales", explique le Conseil national dans son baromètre annuel.

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