Coronavirus : "le confinement a permis de sauver 60.000 vies", selon Olivier Véran

Coronavirus : "le confinement a permis de sauver 60.000 vies", selon Olivier Véran©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 24 avril 2020 à 12h39

Sans confinement, 140.000 cas graves auraient dû être pris en charge, nécessitant la mobilisation de plus de 100.000 lits de réanimation, selon une analyse de l'Ecole des hautes études en santé publique.

Le confinement a porté ses fruits, selon l'exécutif... Au micro de 'France inter' ce vendredi, le ministre de la Santé Olivier Véran a affirmé qu'il était "très probable que nous ayons collectivement, tous les Français, par le respect du confinement, sauvé des dizaines de milliers de vies et peut-être même plus encore".

Comme l'avait déjà révélé l'analyse de l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), le confinement et les mesures de restriction des déplacements, mises en oeuvre depuis le 17 mars en France, ont "permis de sauver 60.000 vies, mais ce n'est pas fini", a indiqué le ministre.

L'étude des épidémiologistes de l'EHESP "montre bien la nécessité et le succès du confinement qu'il faut encore poursuivre sur plusieurs semaines", a-t-il estimé, ajoutant que cela avait permis d'éviter la saturation des services de réanimation.

"Plus de 100.000 lits de réanimation" auraient été nécessaires

Selon cette même étude, sans confinement, 15 millions de personnes auraient été infectées pendant cette période, soit 23% de la population française... Ainsi, avec près d'un Français sur quatre contaminé, environ 670.000 patients auraient nécessité une hospitalisation, et au moins 140.000 cas graves auraient dû être pris en charge, nécessitant la mobilisation de plus de 100.000 lits de réanimation...

Première étude chiffrée sur l'impact du #confinement contre le #covid19 en France : décès, hospitalisations, réanimations évités. Les chiffres par région et au niveau national : https://t.co/5hQc6jGDYr @EReperes @ehesp @santeprevention
- Pascal Crépey (@PascalCrepey)

Par ailleurs, au vu de l'efficacité du confinement, le gouvernement a évoqué l'éventualité d'un "reconfinement", dans un scénario où une deuxième vague d'épidémie de Covid-19 se produirait sur le territoire. Cette piste du "Stop and go", une alternance de périodes de confinement et de déconfinement, "fait partie des hypothèses, notamment si des clusters se développent dans certains territoires", comme l'a indiqué la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, citée par 'Le Monde' mercredi dernier...

Il n'est "pas démontré" que le virus n'aime pas le printemps...

Egalement interrogé sur l'étude plaidant que le Covid-19 s'affaiblit dans une atmosphère chaude, Olivier Véran a rappelé qu'il était de sa "responsabilité de toujours envisager le scénario le plus dur". "Je ne peux pas fonder des hypothèses sur une idée absolument pas démontrée selon laquelle le virus n'aimerait pas le printemps ou l'été", a-t-il ajouté...

Concernant l'étude portant sur les effets de la nicotine, qui pourrait avoir un effet protecteur contre le nouveau coronavirus, le ministre de la Santé l'a jugée "très intéressante", mais a "convenu" avec les autorités sanitaires référentes "qu'il était hors de question d'appeler la population à fumer ou à s'équiper de patches, mais que ça valait le coup de monter des études cliniques".

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