Coronavirus : le gouvernement va ouvrir des centres de vaccination en ville

Coronavirus : le gouvernement va ouvrir des centres de vaccination en ville
dose vaccin anti-covid 19

Orange avec Boursier.com, publié le jeudi 31 décembre 2020 à 18h30

Le gouvernement essuie depuis le début de la semaine les critiques des partis d'opposition et d'une partie du corps médical face à la lenteur de la campagne de vaccination.

Le gouvernement essuie depuis le début de la semaine les critiques des partis d'opposition et d'une partie du corps médical face à la lenteur de la campagne de vaccination.

Olivier Véran a annoncé jeudi l'ouverture de centres de vaccination dans les villes ainsi que l'accélération de la vaccination pour les personnels soignants, en réponse aux critiques sur le faible nombre de personnes vaccinés depuis le début de la campagne dimanche.

"Avant le début février, de premiers centres de vaccination ouvriront en ville, pour commencer à vacciner les personnes âgées de 75 ans et plus, puis les 65 ans et plus, etc", a déclaré le ministre français de la Santé sur Twitter.

De plus, avant la début février, de 1ers centres de vaccination ouvriront en ville, pour commencer à vacciner les personnes âgées de 75 ans et plus, puis les 65 ans et plus, etc. (10/12)
- Olivier Véran (@olivierveran)

"Nous avons décidé, en parallèle, d'accélérer la protection des publics prioritaires. Dès lundi, les soignants de 50 ans et plus qui le souhaitent, pourront se faire vacciner dans les centres disposant déjà de vaccins", a-t-il ajouté.

Ces annonces interviennent alors que l'Académie nationale de médecine (ANM) française a appelé jeudi les autorités de santé à simplifier et accélérer la campagne de vaccination contre le COVID-19, en regrettant des précautions "excessives".

Le gouvernement essuie depuis le début de la semaine les critiques des partis d'opposition et d'une partie du corps médical face à la lenteur de la campagne de vaccination lancée dimanche, qui n'a concerné à ce stade que quelques centaines de personnes dans l'Hexagone, contre plusieurs dizaines de milliers au Royaume-Uni et en Allemagne. Il défend une stratégie "progressive" qui prévoit une phase de recueil du consentement préalable des personnes à vacciner et un délai de rétractation.

Trop prudent ?

Evoquant une "extrême prudence", l'Académie de médecine estime que "le premier bilan (...) est difficile à défendre en comparaison ceux des pays européens qui ont suivi des plans stratégiques différents".

Elle juge en outre que les choix français, censés rassurer l'opinion publique, "risquent de susciter a contrario une incompréhension croissante vis-à-vis d'une campagne dont le coup d'envoi semble manquer de détermination".

Simplifier la procédure

L'ANM recommande donc "de simplifier et de raccourcir autant que possible les procédures de vaccination dans les Ehpad et établissements assimilés" tout en privilégiant les départements dans lesquels la propagation du coronavirus est actuellement la plus forte.

Avant la publication de ce communiqué, la ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur Marlène Schiappa avait de nouveau défendu la stratégie gouvernementale sur franceinfo en assurant que l'objectif d'un million de personnes vaccinées d'ici fin février était comparable à ceux d'autres pays européens.

Demande d'audition en urgence

Le président du groupe Les Républicains (LR) à l'Assemblée nationale, Damien Abad, et le député LR Eric Ciotti, rapporteur de la mission de l'Assemblée sur la gestion de l'épidémie, ont demandé mercredi une audition en urgence du ministre de la Santé, Olivier Véran.

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