Coronavirus : "le pire est à venir", avertissent les patrons des grandes compagnies aériennes

Coronavirus : "le pire est à venir", avertissent les patrons des grandes compagnies aériennes
Boeing

Boursier.com, publié le mercredi 04 mars 2020 à 09h25

L'épidémie a dominé les conversations lors d'une conférence annuelle du secteur aérien à Bruxelles... L'inquiétude est vive !

Le pire est encore à venir pour l'industrie du transport aérien face à la crise du coronavirus... Les PDG de plusieurs compagnies aériennes européennes ne cachent pas leur pessimisme face à la propagation de la maladie, qui pèse fortement sur leur secteur.

Les transporteurs aériens ont été contraints de modifier ou suspendre leurs liaisons à travers le monde pour éviter une propagation du nouveau virus Covid-19 apparu en décembre dans le centre de la Chine, qui a infecté plus de 90.000 personnes, dont plus de 3.000 cas mortels, dans 77 pays et territoires.

Du côté du Moyen-Orient, la compagnie Emirates a même demandé à ses salariés de prendre jusqu'à un mois de congés sans solde, face aux annulations de vols...

Baisse de la demande pour l'Italie

L'épidémie a dominé les conversations lors d'une conférence annuelle du secteur aérien à Bruxelles, avec des interventions inquiétantes de la part des grands patrons européens.

Willie Walsh, directeur général d'IAG, a noté une "baisse très importante de la demande" la semaine dernière en Italie, premier foyer de contamination en Europe. Il estime cependant que la demande va se stabiliser dans les semaines à venir au regard de ce qui s'est produit en Asie.

Michael O'Leary, patron de Ryanair, a dit s'attendre à des réservations très faibles dans les deux ou trois prochaines semaines, tout en prédisant un "retour assez rapide à la normale".

Plus de souplesse sur les "slots"

En tant que membres du lobby aérien A4E (Airlines for Europe), qui organisait ce 4e "sommet de l'aviation" à Bruxelles, les compagnies ont notamment appelé à un assouplissement des règles aéroportuaires sur les créneaux d'atterrissage et de décollage qui peuvent leur être retirés en cas d'annulation de vols pendant une longue période.

"Nous demandons qu'une dérogation temporaire soit accordée par tous les Etats membres (de l'UE)", a déclaré Benjamin Smith, le PDG d'Air France-KLM.

Et des recommandations

Les compagnies souhaitent "un ensemble de recommandations sanitaires communes pour les voyages à destination et en provenance des régions affectées", a ajouté Benjamin Smith.

La crise sanitaire, qui a provoqué l'immobilisation d'un quart de la flotte court-courrier des compagnies aériennes comme Lufthansa, survient dans un secteur déjà sous pression avec notamment l'échec de la réforme du contrôle de l'espace aérien dans le cadre du projet "Ciel unique européen" qui prévoit une fusion des corridors aériens nationaux...

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