Coronavirus : le plafond des titres-restaurant va passer de 19 à 95 euros par jour

Coronavirus : le plafond des titres-restaurant va passer de 19 à 95 euros par jour©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 23 avril 2020 à 14h57

Le ministère du Travail a confirmé avoir autorisé un déplafonnement des tickets restaurant pour les achats dans les supermarchés.

Difficile d'utiliser ses tickets restaurant en cette période de confinement, où tous les restaurants sont fermés... Alors que les salariés continuent de bénéficier de titres-restaurant ou de chèques déjeuner même en télétravail, le ministère du Travail a confirmé ce jeudi à 'TF1' et 'BFMTV' le déplafonnement du montant payable dans les supermarchés.

Le plafond sera ainsi porté à 95 euros, ce qui permettra de faire des courses conséquentes dans les supermarchés en s'y rendant moins souvent. Concrètement, il sera donc "possible de payer en une seule fois ses courses alimentaires avec ses tickets restaurant", a indiqué le ministère.

"Le télétravailleur est un salarié à part entière. Il bénéficie des mêmes droits individuels et collectifs que ses collègues travaillant au sein de l'entreprise", affirme également l'URSSAF sur son site.

4 millions de salariés bénéficient de titres-restaurant

Le ministère du Travail a précisé que ce dispositif sera arrêté dès que les restaurants rouvriront. En effet, par la suite, "une mesure similaire sera prise pour le paiement dans les restaurants". "Ce serait alors une mesure de pouvoir d'achat et de relance de l'économie : 95 euros en partie subventionnés, pour relancer au plus vite les consommations chez les restaurateurs", a expliqué à 'RTL' un responsable du dossier.

Près de 4 millions de salariés bénéficient de tickets restaurant, aujourd'hui plafonnés à une dépense maximale de 19 euros par jour, revenant à deux ou trois tickets pas plus. Selon les données de la Commission nationale des titres restaurants, un titre restaurant est en moyenne de 7,70 euros.

Les tickets périmés pour aider les restaurants en difficulté

Par ailleurs, les ministères en charge de ce dossier ont également demandé que l'argent des tickets périmés ne soit plus reversé aux comités d'entreprises (CSE), mais à un fonds de solidarité à destination des restaurants en difficulté.

Selon le vice-président confédéral de l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (UMIH), Hervé Becam, "40% des restaurants pourraient ne pas rouvrir leurs portes, quelle que soit la date" de la levée du confinement.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.