Coronavirus : le point sur l'emploi en France

Coronavirus : le point sur l'emploi en France©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 08 juillet 2020 à 16h10

Les entreprises sont fragilisées, avec 24 plans de sauvegarde de l'emploi la première semaine de juillet, contre 11 durant la première semaine de mars.

Le service statistique du ministère du Travail, la Dares, continue de surveiller le marché du travail, fortement secoué par la pandémie de coronavirus. Les dernières données publiées montrent que 14 millions de salariés ont fait l'objet depuis le début de la crise d'une demande de chômage partiel, dans 1,06 million d'entreprises.

Dans le détail, 46% des salariés faisant l'objet d'une demande d'activité partielle depuis le 1er mars travaillent dans des entreprises de moins de 50 salariés, et 34% dans des entreprises de 250 salariés ou plus.

Des PSE deux fois plus nombreux qu'en 2019

Les entreprises sont fragilisées, avec 24 plans de sauvegarde de l'emploi la première semaine de juillet, contre 11 durant la première semaine de mars. Le nombre de suppressions de postes envisagées dans le cadre d'un PSE continue d'augmenter : il est deux fois plus élevé que sur la même période en 2019.

La Dares fait par ailleurs état depuis début mars de 1.672 "petits" licenciements collectifs - dans neuf cas sur dix, moins de 10 salariés sont concernés. La construction (20%), le commerce et la réparation d'automobile (20%), l'industrie manufacturière (15 %) ainsi que l'hébergement et la restauration (13%) sont les secteurs les plus concernés.

Inscriptions au chômage

Concernant Pôle emploi, 72.900 demandes d'inscription de demandeurs d'emploi ont été enregistrées entre le 21 et le 27 juin, soit un fort repli de 17,6 % par rapport à la même semaine de l'année précédente. Sur les quatre dernières semaines, le nombre de demandes d'inscription recule par rapport aux mêmes semaines de 2019 (-14,1%, données provisoires). Mais la Dares n'y voit pas forcément une bonne nouvelle : "Ce repli est notamment lié au faible nombre de sorties observées depuis le début du confinement et qui se répercute en tant que moindres réinscriptions les semaines suivantes", peut-on lire dans un communiqué.

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