Coronavirus : les aides de l'Etat étendues à de nouvelles professions

Coronavirus : les aides de l'Etat étendues à de nouvelles professions
Bruno Le Maire, ministre de l'Economie.

Boursier.com, publié le lundi 10 août 2020 à 17h10

En déplacement à Lourdes, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé que les magasins de souvenirs ou encore les boutiques d'aéroports pourront bénéficier des exonérations de charges et du chômage partiel...

En visite à Lourdes, dans les Hautes-Pyrénées, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, accompagné de son ministre délégué aux petites et moyennes entreprises Alain Griset et du secrétaire d'Etat au tourisme Jean-Baptiste Lemoyne, a annoncé l'extension des aides de l'Etat à diverses professions...

"Nous le faisons depuis le début de la crise : adapter notre dispositif pour répondre à cette situation de crise... Nous allons élargir les bénéfices des dispositifs prévus pour le tourisme à un certain nombre de secteurs", a-t-il ainsi affirmé devant la presse.

"Je pense en particulier aux magasins de souvenirs et de piété, comme il y en a beaucoup à Lourdes... Cela veut dire des exonérations de charges de 4 mois et le bénéfice du chômage partiel, jusqu'à la fin de l'année dans des conditions qui resteront à définir", a détaillé le ministre.

Une aide de 1.500 euros par mois

Les galeries marchandes et d'aéroports, les métiers d'art, les traducteurs interprètes, les services auxiliaires de transport par eau, le secteur des paris sportifs et les labels sont aussi concernés par ces annonces. Un décret doit être signé "prochainement", a précisé Bruno Le Maire.

"Dès aujourd'hui, les magasins de souvenirs et de piété sont désormais éligibles au fonds de solidarité qui peut aller jusqu'à 10.000 euros", a-t-il détaillé. Ceux dont le chiffre d'affaires a baissé d'au moins 50% depuis 2019, pourront percevoir une aide de 1.500 euros par mois.

"La triple peine" à Lourdes

Par ailleurs, le locataire de Bercy est revenu sur la situation jugée "catastrophique" dans laquelle se retrouve plongée la ville de Lourdes. "Les commerçants que nous avons rencontrés ont perdu 80-85% de chiffre d'affaires. Pour Lourdes, c'est 70 à 80% d'activité en moins parce que les touristes étrangers, les pèlerins, ne sont pas là", a-t-il expliqué.

A Lourdes, "c'est la triple peine, car nous avons des clientèles très internationales, qui correspondent à 62% des nuitées, souvent très saisonnières, d'avril à octobre, et les pèlerins sont des seniors", a ajouté de son côté Jean-Baptiste Lemoyne...

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