Coronavirus : les défaillances d'entreprises au plus bas grâce aux mesures de soutien

Coronavirus : les défaillances d'entreprises au plus bas grâce aux mesures de soutien©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 09 juillet 2020 à 09h42

Sur la période avril-juin, 5.766 entreprises ont été placées en redressement ou liquidation judiciaires ou ont fait l'objet d'une procédure de sauvegarde, soit un plongeon global de 53,3% par rapport au printemps 2019.

Les mesures de confinement et les ordonnances d'adaptation du droit des entreprises en difficulté ont permis de contenir les niveaux de défaillances... Leur nombre a atteint un niveau historiquement bas au deuxième trimestre, selon une étude publiée jeudi par le cabinet d'études Altares.

Sur la période avril-juin, 5.766 entreprises ont été placées en redressement ou liquidation judiciaires ou ont fait l'objet d'une procédure de sauvegarde, soit un plongeon global de 53,3% par rapport au printemps 2019, "probablement jamais vu depuis le début des années 1980", souligne Altares dans un communiqué.

Des chiffres invraisemblables

Au total, 10.000 entreprises ont ainsi échappé à la défaillance en comparaison du premier semestre 2019 et "ces chiffres paraissent (...) invraisemblables au regard de la force de la crise" liée au nouveau coronavirus, observe Thierry Millon, directeur des études chez Altares, cité dans le communiqué.

"En réalité, c'est l'aménagement des textes réglementaires qui a permis cette étonnante résistance des entreprises. Sans cette adaptation du droit et l'aide des pouvoirs publics, des dizaines de milliers d'entreprises seraient tombées dès ce deuxième trimestre, beaucoup disposant de moins de trente jours de liquidité pour faire face aux dépenses immédiates", ajoute-t-il.

Situation inquiétante

Malgré ces données en trompe l'oeil, la situation est inquiétante des entreprises de plus de 50 salariés dont le niveau de défaillances croît de 15,7%, souligne Altares en précisant qu'à l'inverse de la réduction de moitié du nombre de défaillances par rapport au printemps 2019, le nombre d'emplois menacés a dans le même temps nettement progressé pour atteindre 43.400 (+ 2.400).

"Qu'elles soient de petite ou de grande taille, toutes les entreprises ont été mises à l'épreuve de la pandémie de Covid-19. Tous les totems, toutes les certitudes sont tombés", observe Thierry Millon.

Des procédures de sauvegarde

Ce bon du compteur des emplois menacés a notamment été alimenté par les procédures ouvertes au cours des dernières semaines pour des entreprises de taille intermédiaires (ETI), par exemple La Halle, Camaïeu, Celio, Orchestra, ou encore Naf Naf dans le secteur de l'habillement.

Avec une moindre représentation des très petites entreprises (TPE) dans les défaillances au cours des derniers mois par rapport à la situation habituelle, le ratio moyen d'emplois menacés par défaillance est ainsi passé de 3,3 à 7,5 au deuxième trimestre, note Altares.

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