Coronavirus : Olivier Véran confirme que les plans de réorganisation des hôpitaux sont "suspendus"

Coronavirus : Olivier Véran confirme que les plans de réorganisation des hôpitaux sont "suspendus"©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 07 avril 2020 à 11h09

Alors que le directeur de l'ARS Grand Est avait assuré le maintien des suppression de postes au CHRU de Nancy, le ministre de la Santé a affirmé que "l'heure n'est certainement pas à aborder des plans de restructuration".

Alors que la question de la poursuite des plans de restructuration des hôpitaux a été récemment relancée, le ministre de la Santé Olivier Véran a tenu à mettre les choses au clair, en confirmant leur suspension. "L'heure n'est certainement pas à aborder les plans de restructuration, il faut être cohérent : non, il n'y a pas de plan de suppression d'emplois", a-t-il insisté ce mardi sur 'RMC/BFMTV'.

Cette annonce vient donc confirmer les affirmations d'Edouard Philippe. Les plans de réorganisation des établissements de santé sont "évidemment suspendus", a écrit lundi le Premier ministre dans un courrier au maire de Nancy, qui s'étonnait de la volonté de l'Agence régionale de santé (ARS) du Grand Est de poursuivre les suppressions de poste.

En pleine pandémie de coronavirus, le directeur de l'ARS Grand Est Christophe Lannelongue avait en effet affirmé la semaine dernière qu'il n'y avait "pas de raison de remettre en cause" le comité interministériel de la performance et de la modernisation de l'offre de soins hospitaliers (Copermo), qui prévoit la suppression sur cinq ans de 174 lits et de 598 postes au CHRU de Nancy.

"Il y a eu un avant et il y aura un après pour l'hôpital"

Interrogé à ce sujet, le ministre de la Santé assure avoir été "extrêmement clair". "L'hôpital de Nancy est en première ligne, les soignants, des héros, sont mobilisés pour sauver des vies et ce n'est pas le moment d'aller expliquer qu'ils risquent de perdre 600 emplois", a-t-il expliqué.

Selon Olivier Véran, "il y aura un plan pour l'hôpital que nous construirons avec l'ensemble de ceux qui ont mené cette guerre à nos côtés", ajoutant également qu'"il y a eu un avant et il y aura un après pour l'hôpital".

10 milliards de dettes annulées

Concernant la dette de l'hôpital public, le ministre a rappelé les travaux actuellement en cours, assurant que "le gouvernement a déjà décidé d'annuler 10 milliards de dettes sur les 30 milliards des hôpitaux". Mais Olivier Véran a insisté sur le fait qu'il ne fallait pas "qu'on perde de vue la situation actuelle de l'hôpital", qui "n'est pas d'être dans les tracas administratifs ou de comptabilité".

"Nous avons garanti à l'ensemble des cliniques et hôpitaux de ce pays qu'ils percevraient l'équivalent de ce qu'ils auraient dû percevoir dans une activité normale, car ils ont dû déprogrammer des soins et il est hors de question de couler leur budget", mais "ces questions seront abordées plus tard, avec franchise, en concertation et avec ambition, mais ce n'est pas le sujet actuel", a-t-il répété.

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