Coronavirus : plus de 225.000 verbalisations pour non-respect du confinement

Coronavirus : plus de 225.000 verbalisations pour non-respect du confinement©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 27 mars 2020 à 11h50

Depuis la mise en place des mesures de confinement pour lutter contre la pandémie de coronavirus, environ 3,7 millions de contrôles ont été réalisées dans toute la France.

Alors que le message "Restez chez vous" s'affiche partout en cette période de crise sanitaire, les verbalisations et les contrôlent se multiplient en France, où le nombre de décès dus au Covid-19 approche désormais les 1.700 morts, tandis que 500.000 personnes sont touchées dans le monde.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, invité de l'émission "Vous avez la parole" sur 'France 2' jeudi, a annoncé que "plus de 225.000 verbalisations" avaient été dressées par les forces de l'ordre pour non-respect du confinement depuis sa mise en oeuvre le 16 mars, pour lutter contre la pandémie de coronavirus.

Environ 3,7 millions de contrôles ont été réalisés dans l'Hexagone, a précisé le ministre, qui a indiqué que le confinement devrait se "poursuivre tant que nous n'aurons pas gagné le combat contre le virus".

Un chiffre "en légère baisse"

Pour la seule journée du 26 mars, une "vingtaine de milliers" de procès-verbaux ont été dressés, a détaille le ministre de l'Intérieur, se réjouissant d'ailleurs d'un chiffre "en baisse légère", alors que plus de 100.000 policiers et gendarmes ont été déployés pour assurer ces contrôles.

Un homme, verbalisé à huit reprises pour ne pas avoir respecté les obligations de confinement liées au coronavirus, a déjà été condamné mardi dernier à quatre mois de prison ferme et écroué dans la Loire. Dans le même département, un jeune de 19 ans a été jugé pour des faits similaires en comparution immédiate.

Les sanctions durcies

Le taux de verbalisation depuis la mise en place des mesures de confinement, encore trop élevé, a incité le gouvernement à sévir plus sévèrement. Depuis que l'état d'urgence sanitaire a été voté par le Parlement, les sanctions ont été durcies. De 135 euros, l'amende peut atteindre 1.500 euros. Dans le cas de "quatre violations dans les trente jours", la peine est portée à "3.700 euros d'amende et six mois de prison au maximum". A noter que cette mesure avait déjà été prise en Italie face aux trop nombreux résidents qui enfreignaient les mesures de confinement.

Pour rappel, il reste impératif d'avoir sur soi une attestation dérogatoire pour se déplacer. La dernière version mise en ligne sur le site du ministère de l'Intérieur comprend désormais l'horaire de sortie à renseigner et sept motifs de déplacements autorisés. "Nous ne souhaitons pas dresser des procès-verbaux, nous souhaitons contrôler, non pas pour sanctionner mais pour protéger", a précisé Christophe Castaner.

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