Coronavirus : restrictions sur la vente du paracétamol dès mercredi

Coronavirus : restrictions sur la vente du paracétamol dès mercredi
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Boursier.com, publié le mardi 17 mars 2020 à 18h15

Afin d'éviter la pénurie, "les pharmaciens pourront délivrer sans ordonnance 1 seule boite de paracétamol (500 mg ou 1g) par patient ne présentant aucun symptôme", a annoncé l'Agence nationale du médicament.

Une boîte par personne sans symptôme ou deux boîtes en cas de fièvre ou douleurs... Alors que des files d'attente de plusieurs mètres de long se sont formées devant les pharmacies depuis l'annonce de la fermeture des commerces non-essentiels samedi dernier, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a indiqué que la vente de paracétamol sera restreinte en France à partir de ce mercredi, afin de garantir la disponibilité des stocks.

L'ANSM invite à "ne pas prescrire, ni délivrer, ni stocker inutilement les médicaments" qui contiennent cet antalgique. Concrètement, les pharmaciens pourront délivrer "sans ordonnance 1 seule boite de paracétamol (500 mg ou 1g) par patient ne présentant aucun symptôme, ou 2 boites (500 mg ou 1g) en cas de symptômes (douleurs et/ou fièvre)", peut-on lire dans un communiqué.

Concernant la vente en ligne des "médicaments à base de paracétamol, d'ibuprofène et d'aspirine", elle sera tout bonnement "suspendue".

Respecter les règles de bon usage

L'agence sanitaire a également rappelé, qu'en cas de douleur et/ou de fièvre, notamment dans "le contexte de Covid-19", l'utilisation du paracétamol doit être privilégiée en respectant les règles de bon usage. "Utilisé à bon escient, le paracétamol est un médicament sûr et efficace", a-t-elle souligné.

Mais "en cas de surdosage, le paracétamol peut entraîner des lésions graves du foie irréversibles dans certains cas : la mauvaise utilisation du paracétamol est la première cause de greffe hépatique d'origine médicamenteuse en France", a-t-elle indiqué.

Les ventes de ce principe actif, conseillé pour combattre les symptômes liés au coronavirus, ont ainsi grimpé ces derniers jours faisant craindre une pénurie. Le laboratoire Sanofi, qui commercialise Doliprane, a en effet confirmé que les ventes sont à la hausse, mais a assuré qu'il n'y aura pas de risque de pénurie.

Mise en garde contre les "anti-inflammatoires"

Même son de cloche du côté d'Upsa, pour ses médicaments Efferalgan et Dafalgan, après avoir constaté une "augmentation très significative de la demande" de ces médicaments auprès des pharmaciens après l'apparition des premiers foyers de contamination du Covid-19 en France.

Par ailleurs, l'agence sanitaire a de nouveau mis en garde contre "les anti-inflammatoires", dont l'ibuprofène, qui peuvent masquer "une infection et potentiellement avoir un effet aggravant dans certaines situations".

Elle recommande cependant aux patients traités par anti-inflammatoires ou par corticoïdes, de ne pas arrêter leur traitement et de se rapprocher de leur médecin pour les interroger si nécessaire. En automédication, la dose de 3 g/jour ne doit pas être dépassée.

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