Coronavirus : sale temps pour les salles de sport

Coronavirus : sale temps pour les salles de sport©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 08 mai 2020 à 15h20

Contraintes de fermer leurs portes dès le début du confinement, elles prévoient une perte de chiffre d'affaires de plus de 800 millions d'euros pour ce premier semestre.

Les salles de sport sont touchées elles aussi par la crise du Covid-19, d'autant plus qu'elles ne pourront pas rouvrir le 11 mai, les risques de propagation du coronavirus étant considérés comme trop importants. "Contraintes de fermer leurs portes dès le début du confinement, elles prévoient une perte de chiffre d'affaires de plus de 800 millions d'euros pour ce premier semestre et ont placé la plupart de leurs salariés en chômage partiel", écrit l'Union Sports & Cycles.

Dans une ordonnance présentée jeudi en Conseil des ministres, le gouvernement a donc autorisé les salles de sport à proposer des avoirs à leurs clients pour compenser ces semaines de fermeture - "une mesure soutenue et saluée" par les professionnels.

Possibilité de proposer un avoir

"Si certains acteurs ont choisi de suspendre les mensualités de leurs adhérents, d'autres n'ont pas cette possibilité et se retrouvent en grandes difficultés vis-à-vis de leurs clients", peut-on lire dans un communiqué.

Dans le détail, l'ordonnance permet de proposer un avoir "en lieu et place du remboursement de toute somme versée et correspondant aux prestations non réalisées".

Le montant de cet avoir doit être égal à celui de l'intégralité des mensualités réglées par le client. L'ordonnance mentionne que, "lorsque cet avoir est proposé, le client ne peut solliciter le remboursement de ces paiements ", à condition qu'il en soit informé.

Fort impact sur les revenus

L'industrie européenne du sport est fortement impactée par l'épidémie de Covid-19, avec 45% des entreprises membres de la FESI (Fédération européenne de l'industrie du sport) qui déclarent une perte de chiffre d'affaires comprise entre 50% et 90% depuis le début de la crise.

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