Coronavirus : un propriétaire sur trois renonce aux locations de courte durée dans les grandes villes

Coronavirus : un propriétaire sur trois renonce aux locations de courte durée dans les grandes villes©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 08 octobre 2020 à 16h18

Les réservations sont en chute libre, surtout à Paris et en Île-de-France, alors que la capitale est délaissée par la clientèle étrangère.

Le coronavirus perturbe les locations de courte durée en France, surtout dans les grandes villes. Touristes absents, peur du virus... Un propriétaire sur trois renonce à proposer son bien en court-séjour, sur les plateformes spécialisées telles que Airbnb, selon une étude réalisée par le site immobilier PAP.

A l'échelle nationale, 9% ont déjà arrêté de louer en raison des effets de de la crise sanitaire et 24% envisagent de le faire à brève échéance. "Parallèlement, 21% commencent à se poser sérieusement la question, tandis que 9% sont indécis et 38% souhaitent, pour l'heure, poursuivre", peut-on lire dans un communiqué. L'étude a été réalisée entre le 8 et le 18 septembre 2020, auprès de 2.348 propriétaires de biens situés dans de grandes villes.

Contraste entre Paris et la province

Un contraste se dessine entre les biens situés dans la capitale et en région : 12% ont déjà retiré leur bien de ce marché à Paris et en Île-de-France, contre seulement 6% en province. Et 26% sont certains d'arrêter dans un proche avenir en région parisienne, contre 21% dans les autres agglomérations.

Du côté de ceux qui se "posent sérieusement la question de poursuivre ou non, compte tenu de la durée de la crise sanitaire", les chiffres sont plus élevés en région parisienne (25%) qu'en province (19%).

Paris est délaissée

L'explication est simple : Paris est davantage impactée par la chute des réservations. Les visiteurs, qu'ils soient en vacances ou en voyage d'affaires, ont en effet délaissé la capitale, alors que les contraintes sont lourdes pour traverser les frontières et que la plupart des avions sont cloués au sol.

D'autre part, "Paris ne bénéficie pas du report des séjours de la clientèle française, comme cela a pu être le cas au cours de l'été 2020, dans d'autres agglomérations françaises, notamment Nice, Toulon, Marseille, Montpellier, Bordeaux mais aussi Toulouse ou Strasbourg", expliquent les auteurs de l'enquête.

Pas de réservations

Le manque de réservation est invoqué dans 64% des cas, et même 70% des cas en Île-de-France. Mais d'autres problèmes s'ajoutent : la complexité logistique (remise des clefs, ménage...) est citée par 42% des propriétaires, mais aussi les contraintes réglementaires pour 39% d'entre eux. Sans lien avec le coronavirus, les dégradations sont un problème pour 27% personnes interrogées.

Une situation difficile pour les finances des propriétaires, à tel point que 6% ont préféré vendre et 21% ont repris le bien pour leur usage personnel. L'étude montre que 73% des sondés ont remis leur appartement sur le marché locatif, ou disent vouloir le remettre. Parmi eux, 66% ont choisi la location meublée, un choix logique puisque les biens sont déjà entièrement équipés.

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