Covid-19 : 35 vaccinodromes seront opérationnels dès le mois prochain

Covid-19 : 35 vaccinodromes seront opérationnels dès le mois prochain
Agnès Pannier-Runacher, ministre chargée de l'Industrie.

Orange avec Boursier.com, publié le mercredi 24 mars 2021 à 08h25

"Nous avons une accélération des livraisons de doses, et donc nous pouvons passer à une deuxième phase de vaccination plus massive", a assuré la ministre déléguée chargée de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.

"Nous avons une accélération des livraisons de doses, et donc nous pouvons passer à une deuxième phase de vaccination plus massive", a assuré la ministre déléguée chargée de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.

Le ministre de la Santé Olivier Véran l'avait confirmé dès lundi : l'armée et les pompiers vont déployer "au moins 35" grands centres de vaccination contre le Covid-19 pour accélérer la campagne vaccinale. "Le service de santé des armées va travailler à développer un certain nombre de grands centres de vaccination, on peut les appeler 'vaccinodromes' ou 'mégacentres', quel que soit le nom", a-t-il affirmé lors d'un déplacement à Epinay-sous-Sénart, en Essonne.

Invitée de 'BFMTV', la ministre déléguée chargée de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher a précisé que les 35 vaccinodromes prévus par le gouvernement seront opérationnels "dans les prochains jours", précisant être "en train de travailler avec les élus locaux pour les mettre en place".

"L'enjeu c'est que nous avons une accélération des livraisons de doses, et donc nous pouvons passer à une deuxième phase de vaccination plus massive", a-t-elle poursuivi...

"La phase de vaccination dans les Ehpad" terminée

"Nous avons également terminé la phase de vaccination dans les Ehpad, qui était un peu complexe. Ce sont des personnes âgées, il faut recueillir le consentement, et parfois celui des proches... Cette phase est derrière nous, nous pouvons élargir la vaccination", a-t-elle encore assuré.

Lundi, le ministre de la Santé avait souligné qu'il s'agissait pour les autorités de "pouvoir être capables d'utiliser tous les vaccins qui nous sont livrés à partir du mois d'avril pour vacciner massivement les Français". Olivier Véran a par ailleurs réaffirmé l'objectif de "10 millions de primovaccinés à la mi-avril". "Puis ensuite cela va augmenter, parce que les apports de vaccin vont augmenter", a-t-il assuré.

Vaccination ouverte aux plus de 70 ans dès samedi

En visite dans un centre de vaccination de Valenciennes (Nord) mardi, Emmanuel Macron a également annoncé que la stratégie de vaccination va être accélérée et élargie à partir de ce week-end. En effet, le chef de l'Etat a précisé que la vaccination, jusqu'ici réservée aux plus de 75 ans, serait élargie dès samedi aux personnes âgées de plus de 70 ans...

"On va continuer à aller chercher les plus de 75 ans qui ne se sont pas fait encore vacciner et tous ceux qui n'ont pas réussi à avoir de rendez-vous" et "à partir de samedi |...] on va ouvrir les rendez-vous au plus de 70 ans et ouvrir la vaccination dans les centres aux 70-75 ans", a-t-il affirmé, avant d'ajouter "on va descendre d'une tranche d'âge, ça va être le deuxième mouvement".

Le Stade de France mobilisé

Alain Fischer, le président du conseil d'orientation sur la stratégie vaccinale, avait précisé précisé auparavant que l'armée française allait être impliquée dans la mise en oeuvre de vaccinodromesque les autorités prévoient d'ouvrir dans plusieurs départements, dont un au Stade de France, en Seine-Saint-Denis, dès le début du mois d'avril. Un site de vaccination de masse est aussi envisagé à la Bourse du Commerce dans le centre de Paris...

"L'armée va être impliquée. Elle sait faire, elle a une logistique et elle participera de cette activité", a-t-il expliqué sur BFMTV. "Plus il y a de corps professionnels et de compétences qui peuvent s'ajouter et vacciner, mieux c'est"...

Le gouvernement a pour objectif de vacciner 30 millions de Français d'ici l'été, dont 10 millions dès la mi-avril et 20 millions à la mi-mai... "Il faut un certain temps pour que la vie redevienne normale. Il faut que la circulation du virus ait franchement diminué et il faut que les personnes les plus fragiles soient protéger", a souligné Alain Fischer.

"Pour les personnes fragiles, d'ici fin mai on ne devrait pas être loin du but. Le retour d'une vie normale pourrait être à l'été, l'automne", avait-il conclu...

Coût économique

La reprise économique en France et dans le reste de l'Union européenne sera fortement conditionnée dans les prochains mois à deux facteurs : le déploiement rapide des campagnes de vaccination et l'évolution des restrictions sanitaires destinées à freiner l'épidémie Covid-19.

Rappelons que la Commission Européenne ambitionnait de vacciner 70% de la population adulte d'ici l'été, objectif répété par sa présidente Ursula von der Leyen. Mais pour cela, il faut un rythme de vaccination nettement supérieur à celui actuellement observé, démontrait le mois dernier une étude réalisée par Euler Hermes. "Si le retard n'est pas compensé, il pourrait coûter près de 90 milliards d'euros à l'économie européenne en 2021, selon les calculs de l'établissement.

"Pour permettre une reprise durable au second semestre 2021, les pays de l'UE doivent s'engager dans un rythme qui vise à vacciner les populations à risque d'ici la mi-2021... Cela permettrait un assouplissement des restrictions sanitaires sans mettre en péril les systèmes de santé", estimaient les auteurs de l'étude.

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