Covid-19 : couvre-feu dès 18h dans les zones les plus touchées à partir du 2 janvier

Covid-19 : couvre-feu dès 18h dans les zones les plus touchées à partir du 2 janvier
Couvre-feu, coronavirus, covid

Orange avec Boursier.com, publié le mardi 29 décembre 2020 à 22h23

Suite au Conseil de défense de ce mardi, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé que le couvre-feu sera avancé de 20h à 18h dans les zones où le Covid-19 rebondit le plus vite. L'Est sera le plus concerné par la mesure applicable le 2 janvier

Suite au Conseil de défense de ce mardi, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé que le couvre-feu sera avancé de 20h à 18h dans les zones où le Covid-19 rebondit le plus vite. L'Est sera le plus concerné par la mesure applicable le 2 janvier

Face à la résurgence du coronavirus, notamment dans l'Est de la France, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé mardi soir que le couvre-feu pourra être avancé de 20h à 18h "dans les régions où c'est nécessaire" dès le 2 janvier. Invité du journal télévisé de France 2, il a en revanche exclu tout reconfinement à ce stade.

Le ministre s'exprimait quelques heures après un Conseil de défense consacré à la crise sanitaire, qui s'est tenu mardi matin par visioconférence, en présence d'Emmanuel Macron.

Trois options sur la table pour juguler une reprise de l'épidémie

Dans un avis du 22 décembre rendu public seulement ce mardi, le Conseil scientifique, qui éclaire le gouvernement sur l'épidémie, a jugé "probable" une "reprise incontrôlée de l'épidémie" après les fêtes.

Face à ce risque, le Conseil a recommandé trois options : prendre dès maintenant des mesures contraignantes de type reconfinement, temporiser jusqu'à janvier le temps que les chiffres se clarifient, ou bien attendre que le redémarrage de l'épidémie se confirme pour agir. C'est donc la 2e option qui a été privilégiée par le président Macron et son gouvernement.

Olivier Véran a ainsi expliqué que "nous allons proposer une extension du couvre-feu, qui au lieu de démarrer à 20 heures, démarrera à 18 heures dans l'ensemble des territoires dans lesquels ça s'avérera nécessaire. Ces mesures seront applicables à partir du 2 janvier".

Situation problématique dans l'Est de la France

Le ministre a précisé que les territoires concernés étaient "des départements, des métropoles (...), dans lesquels le taux d'incidence serait au-dessus du seuil d'alerte maximale". En revanche, "ce que nous écartons c'est l'idée de confinement. Nous ne voulons pas confiner à ce stade: ni un confinement généralisé, ni un confinement local, a-t-il insisté.

Il a ajouté que selon lui, "la situation est plus problématique dans quatre régions: c'est-à-dire le Grand Est, la Bourgogne Franche-Comté, la région Auvergne-Rhône-Alpes, et le département des Alpes-Maritimes en région PACA".

"Il y a des disparités territoriales importantes, avec une sorte de gradient, avec l'Ouest de la France qui est moins touché, et l'Est de la France qui est plus touché", a-t-il résumé. Le ministère de la Santé avait précisé à la presse, en fin d'après-midi, que 20 départements seraient visés, depuis les Ardennes jusqu'aux Alpes-Maritimes, en passant par l'Allier ou le Bas-Rhin.

Le président de la région Grand-Est favorable à un reconfinement local et court

En région, le président (LR) de la Région Grand Est Jean Rottner militait de son côté pour un reconfinement local "court" dans sa région. Dans un entretien accordé mardi soir à Lorraine Actu, le président du Grand Est dit regretter un "entre-deux" du gouvernement. Au sujet du couvre-feu, il a estimé "pourquoi ne pas le mettre en oeuvre dès demain et attendre le 2 janvier ? Cela aurait pu écarter les risques du réveillon de la Saint-Sylvestre (...) On regarde encore le train passer (...). Depuis un an, on le regarde trop souvent passer".

Malgré sa déception, Jean Rottner assure que "depuis le 23-24 décembre, il y a une légère baisse des hospitalisations à l'échelle de la région", mais il "appelle à rester prudent" car "ce sont des résultats à nuancer avant l'effet Noël".

Jean Rottner s'est par ailleurs dit satisfait d'une "concertation des élus locaux" et "espère que ce n'est pas un artifice". Il a aussi appelé le gouvernement à "accélérer la vaccination".

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