Covid-19 : fermeture des écoles et reconfinement général en question

Covid-19 : fermeture des écoles et reconfinement général en question
Zoom, confinement, visioconférence

Orange avec Boursier.com, publié le vendredi 26 mars 2021 à 09h27

Dominique Costagliola évoque un troisième confinement national après celui du printemps 2020 et de novembre dernier...

Dominique Costagliola évoque un troisième confinement national après celui du printemps 2020 et de novembre dernier...

Les mesures prises par le gouvernement pour endiguer une nouvelle vague de l'épidémie de coronavirus ne sont pas assez sévèreset un confinement total de la population semble inévitable, a averti pour sa part vendredi l'épidémiologiste et directrice de recherches à l'Inserm Dominique Costagliola. "Au point où on en est, je ne vois pas comment on ne peut pas aller vers un confinement total", a-t-elle déclaré sur Franceinfo

"Je ne vois pas comment on va réussir à s'en sortir dans les écoles où la situation s'aggrave", a-t-elle poursuivi, ajoutant que dans certaines régions, les hôpitaux sont "dans des situations catastrophiques"..."Je pense que la situation va de toute façon l'imposer", a poursuivi Dominique Costagliola, évoquant un troisième confinement national après celui du printemps 2020 et de novembre dernier.

Emmanuel Macron envisage de nouvelles mesures

Jeudi soir, dans une allocution nocturne, le président Emmanuel Macron a évoqué "de nouvelles mesures à prendre dans les prochaines semaines" pour tenter de freiner l'épidémie. "Ces semaines qui viennent seront difficiles, nous prendrons toutes les mesures utiles en temps et en heure et il n'y a à mes yeux aucun tabou", a-t-il averti, à l'issue d'un conseil européen en visioconférence.

Le chef de l'Etat a estimé par ailleurs que la France avait eu raison de ne pas décréter un confinement national fin janvier, alors que plusieurs pays de l'UE ont pris des mesures de confinement. "Le rôle du confinement précoce aurait été de ralentir la diffusion du variant anglais", a expliqué pour sa part Dominique Costagliola. "Le but aurait été de limiter cette circulation de telle sorte qu'une explosion un mois plus tard, lorsqu'on avait plus de dose de vaccins, aurait permis d'éviter la situation qu'on observe à l'hôpital à l'heure actuelle".

Avancer les vacances ?

Dans les colonnes de 'Paris-Match', la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, se demande "si la bonne mesure ne serait pas d'avancer les vacances scolaires de 15 jours afin de fermer les écoles dès le 2 avril" (...) "Il faut freiner, mais on n'a pas beaucoup de freins", a-t-elle estimé, tout en regrettant "de ne pas avoir réussi à remettre les gens en télétravail".

Alors que 16 départements, dont ceux de l'Île-de-France, sont reconfinés, la fréquentation des transports en commun de la région reste de 45%, contre 53-55% avant le durcissement des mesures samedi dernier...

Pour rappel, les vacances de printemps sont prévues cette année du 17 avril au 3 mai en Île-de-France... L'idée d'avancer les vacances ne séduit pas particulièrement la maire de Paris (PS), Anne Hidalgo. "Je pense qu'il y a une alternative encore aujourd'hui qui s'appelle vacciner les enseignants et les personnels qui travaillent avec les enfants", a-t-elle affirmé sur 'RTL'.

Flambée épidémique

Alorsque les hospitalisations dans la région francilienne n'avaient pas connu un nombre d'entrées aussi élevé depuis la première vague épidémique, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a en revanche estimé que cette idée pourrait être "utile", considérant dans le même temps que la fermeture des écoles doit rester "un ultime recours".

"Toutes les propositions sont utiles, surtout quand elles ne nient pas la réalité des faits et qu'elles cherchent à trouver des solutions", a-t-il réagi jeudi sur 'France Inter', avant d'ajouter toutefois : "il y aurait évidemment un impact et des difficultés pour des familles en termes d'organisation". En effet, "cela implique de fermer les écoles, ce qui a toujours été pour nous, et ce qui reste, un ultime recours, parce qu'on sait le coût éducatif, le coût social", a rappelé le porte-parole du gouvernement...

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