Covid-19: Ile-de-France "en sursis" pour Pécresse, risque de "confinement strict" pour Bergé

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La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse à Cormeilles-en-Vexin (Val-d'Oise), le 30 septembre 2020
La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse à Cormeilles-en-Vexin (Val-d'Oise), le 30 septembre 2020
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© AFP, ERIC PIERMONT

AFP, publié le lundi 15 mars 2021 à 12h04

La présidente (ex-LR) de l'Ile-de-France Valérie Pécresse a estimé lundi que sa région était "en sursis" à cause d'une "troisième vague très violente" du Covid, avec le risque d'un "confinement strict" pour la députée LREM Aurore Bergé.

La présidente (ex-LR) de l'Ile-de-France Valérie Pécresse a estimé lundi que sa région était "en sursis" à cause d'une "troisième vague très violente" du Covid, avec le risque d'un "confinement strict" pour la députée LREM Aurore Bergé.

"Je ne crois pas à ce débat de savoir s'il faut reconfiner ou une partie de la semaine ou le week-end. S'il faut reconfiner, je crains que ce soit un confinement strict auquel on doive se préparer", a averti la présidente déléguée des députés En Marche sur Radio J.

"C'est la raison pour laquelle ça doit rester une solution ultime et je l'espère, pas un confinement qui ressemblerait au tout premier, c'est-à-dire un confinement qui permette que nos enfants notamment puissent continuer à aller à l'école", a-t-elle précisé.

Face à l'hypothèse d'un reconfinement, l'"Île-de-France est clairement en sursis" car "le variant anglais, majoritaire, n'est pas seulement plus contagieux, il est aussi plus mortel", et "nos capacités de réanimation sont saturées", a expliqué pour sa part sur France 2 Mme Pécresse.

"C'est au gouvernement de décider" mais "aujourd'hui, on ne peut plus rien exclure" et "en responsabilité, si les mesures sont justifiées, si elles sont proportionnées et accompagnées, je ne m'y opposerai pas", a-t-elle ajouté, en demandant aussi au gouvernement "d'accélérer la vaccination dans tous les départements" les plus touchés.

Elle a "exhorté les Franciliens qui peuvent ne pas aller travailler cette semaine à télétravailler", car "aujourd'hui le télétravail n'est pas suffisamment pratiqué". "A l'automne, il y avait 30% de personnes seulement dans les transports; aujourd'hui, il y en a 55%", a-t-elle regretté.

L'eurodéputé EELV Yannick Jadot a dit sur RTL ne pas avoir "d'avis à ce stade sur quel type de mesures plus strictes (il faudrait mettre en oeuvre, NDLR) puisque nous ne sommes pas associés aux décisions et nous n'avons pas à ce stade une évaluation complète, sérieuse" de "l'impact des confinements le week-end", a regretté le potentiel candidat à la présidentielle de 2022.

Interrogé sur la possibilité de confiner le week-end plus largement, il a toutefois estimé que "si on doit y arriver, il faut y arriver", même si "personne n'a envie d'être confiné". 

Sur France Inter, le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon a dénoncé la "vision technocrate" de l'exécutif dans sa gestion de la crise sanitaire depuis un an: "Ces gens-là n'ont rien prévu à aucune étape et sont incapables d'imaginer autre chose que des choses inhumaines", a-t-il estimé en critiquant les transferts de malades loin de leur famille et le fait qu'on puisse "imaginer qu'on peut se passer de tout et rester enfermé".

Pour l'ancien candidat socialiste à la présidentielle et fondateur de Générations Benoît Hamon, si le confinement est "la seule mesure qui peut être prise parce qu'on n'a pas vacciné assez vite, (...) il faudra confiner. Mais les décisions qui vont être prises par ce gouvernement ne sont pas que la conséquence d'une crise sanitaire qui se déploie indépendamment des choix du gouvernement: elles sont aussi la conséquence de ses mauvais choix précédents".

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