Covid-19 : la France, l'Allemagne et l'Italie suspendent la vaccination avec AstraZeneca

Covid-19 : la France, l'Allemagne et l'Italie suspendent la vaccination avec AstraZeneca
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Orange avec Boursier.com, publié le lundi 15 mars 2021 à 16h59

"La décision qui a été prise est de suspendre par précaution la vaccination avec AstraZeneca en espérant la reprendre vite si l'EMA donne son feu vert", a affirmé Emmanuel Macron.

"La décision qui a été prise est de suspendre par précaution la vaccination avec AstraZeneca en espérant la reprendre vite si l'EMA donne son feu vert", a affirmé Emmanuel Macron.

Seulement quelques heures après l'Allemagne, la France suspend à son tour temporairement l'utilisation du vaccin AstraZeneca, comme l'a annoncé ce lundi Emmanuel Macron, en déplacement à Montauban (Tarn-et-Garonne) dans le cadre du 26e sommet franco-espagnol.

"La décision qui a été prise est de suspendre par précaution la vaccination avec AstraZeneca en espérant la reprendre vite si l'EMA donne son feu vert", a affirmé le président de la République, lors d'une conférence de presse avec le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez.

"L'autorité européenne (EMA) rendra demain un avis sur le recours à ce vaccin" sur l'opportunité de continuer à utiliser le vaccin britannique, a-t-il ajouté. Ainsi, cette suspension de l'utilisation du vaccin AstraZeneca dans le pays durera au moins jusqu'à mardi après-midi.

L'Allemagne et l'Italie suspendent aussi AstraZeneca

Après des cas de thrombose ou d'embolie pulmonaire signalés chez des personnes vaccinées, plusieurs pays ont pour rappel décidé ces derniers jours de suspendre par précaution l'administration de doses du vaccin d'AstraZeneca. Quelques heures avant l'annonce d'Emmanuel Macron, l'Allemagne avait également suspendu "à titre préventif" le recours à ce vaccin.

L'agence italienne des médicaments (Aifa) a également annoncé qu'il était suspendu dans toute l'Italie. Cette décision provisoire est également prise par précaution dans l'attente de l'avis que doit rendre mardi l'EMA.

Dimanche, le laboratoire britannique s'est défendu, en assurant n'avoir trouvé aucune preuve d'un risque accru de troubles de la coagulation sanguine après administration de son vaccin contre le Covid-19 à l'issue d'une étude portant sur 17 millions de personnes vaccinées au Royaume-Uni et dans l'Union européenne. De son côté, l'Organisation mondiale de la santé a estimé qu'il n'y avait "pas de raison de ne pas utiliser" ce vaccin.

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