COVID-19 : le transport aérien refait ses comptes...

COVID-19 : le transport aérien refait ses comptes...
Airbus avion

Boursier.com, publié le vendredi 14 février 2020 à 14h57

La facture risque de s'alourdir rapidement pour les compagnies aériennes !

L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a estimé que le chiffre d'affaires des compagnies aériennes pourrait baisser de 4 à 5 milliards de dollars au premier trimestre 2020 en raison des annulations de vols dues à l'épidémie de coronavirus en provenance de Chine. L'agence basée à Montréal, qui dépend des Nations unies, prévoit que l'épidémie de Covid-19 aura un impact plus important pour le secteur aérien que le sras en 2003.

Cette estimation de l'OACI n'intègre pas les conséquences potentielles des perturbations liées au fret, aux aéroports et aux systèmes de navigation aériennes sur le trafic intérieur chinois et les liaisons internationales vers Hong Kong, Macao et Taiwan, a précisé l'organisation.

Plus long que prévu ?

Parmi les dernières annonces des compagnies aériennes, le groupe allemand Lufthansa a prolongé d'un mois, jusqu'au 28 mars exactement, l'arrêt de ses liaisons vers la Chine continentale en raison de l'épidémie de coronavirus... "Le groupe a décidé d'annuler les vols de Lufthansa, Swiss et Austrian Airlines vers et en provenance de Pékin et Shanghai jusqu'à la fin du calendrier d'hiver le 28 mars", a expliqué le groupe dans un communiqué...

Lufthansa avait initialement suspendu ses vols vers la Chine continentale jusqu'à fin février. Certains vols vers Hong Kong seront également annulés, a ajouté la compagnie aérienne.

Rappelons que, de son côté, le syndicat des tour-opérateurs Seto avait recommandé début février à ses membres (dont TUI France, Voyageurs du Monde, Costa Croisières...) la suspension "jusqu'au 31 mars 2020 inclus" des voyages à forfait de ses clients pour la Chine.

Pour rappel, le Seto avait tout d'abord indiqué, fin janvier, préconiser une suspension des départs pour la Chine jusqu'au 21 février. Les tour-opérateurs ont ainsi dû proposer "des modifications sans frais ou des reports sans frais des voyages concernés à une date ultérieure aux conditions en vigueur du tour-opérateur".

Des mesures prises "en fonction de l'évolution de la situation locale"

Le syndicat professionnel a affirmé prendre en compte la position de l'OMS-WHO, qui a statué le 30 janvier dernier "qu'il est encore possible de stopper la propagation du virus, pour autant que les pays prennent des mesures fortes pour détecter rapidement la maladie, isoler et traiter les cas, rechercher les contacts et réduire les contacts sociaux dans une mesure adaptée au risque".

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