Covid-19 : "le vaccin AstraZeneca est très efficace sur les formes graves", assure Pannier-Runacher

Covid-19 : "le vaccin AstraZeneca est très efficace sur les formes graves", assure Pannier-Runacher
Agnès Pannier-Runacher, ministre chargée de l'Industrie.

Orange avec Boursier.com, publié le mercredi 24 février 2021 à 11h04

Alors que le vaccin AstraZeneca fait l'objet de critiques, la ministre déléguée à l'Industrie a défendu son efficacité, affirmant qu'"il y a ce que les gens pensent et ce que les études scientifiques montrent".

Alors que le vaccin AstraZeneca fait l'objet de critiques, la ministre déléguée à l'Industrie a défendu son efficacité, affirmant qu'"il y a ce que les gens pensent et ce que les études scientifiques montrent".

Depuis lundi, les médecins généralistes peuvent recevoir des doses d'AstraZeneca pour un début de vaccination dès ce jeudi. La ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher a tenu ce mercredi à défendre l'efficacité de ce vaccin qui fait l'objet de critiques.

"Il y a ce que les gens pensent et ce que les études scientifiques montrent. Les dernières études scientifiques montrent que le vaccin AstraZeneca est très efficace sur les formes graves... Et c'est ce qu'on recherche", a-t-elle défendu sur 'LCI', confirmant que "les médecins vont commencer à vacciner à partir de jeudi avec l'AstraZeneca".

"Ce qu'on ne sait pas aujourd'hui, c'est si le vaccin diminue fortement la capacité à transmettre le virus", a-t-elle poursuivi, avant de préciser : "le vaccin peut être moyennement efficace, à 60% sur le fait que vous démarriez la maladie. Mais comme elle est à 80% bénigne, cela n'a pas de portée pratique pour le système de santé".

"Une logistique simple"

"L'AstraZeneca, il a une logistique simple : pas besoin de le mettre dans un congélateur à - 80 degrés, voire - 20 degrés, il a une administration simple, et il peut notamment bénéficier sur des populations générales, y compris dans les pays en développement", a également souligné Agnès Pannier-Runacher.

En France "l'enjeu, c'est de vacciner d'abord les plus vulnérables", a rappelé la ministre déléguée à l'Industrie. Concernant les plus jeunes, "il faut avoir les chiffres montrant que le vaccin empêche la circulation du virus. On n'en est pas sûr", a-t-elle indiqué.

Moins de 30.000 médecins vont pouvoir vacciner

La semaine dernière, le ministère de la Santé avait invité les médecins volontaires "à se rapprocher de l'officine de leur choix dans les plus brefs délais". Selon la direction générale de la santé (DGS), un peu moins de 30.000 médecins libéraux, essentiellement des généralistes, vont pouvoir vacciner leurs patients à risque, âgés de 50 à 64 ans, dans leurs cabinets à partir de ce jeudi.

Par ailleurs, Agnès Pannier-Runacher a assuré que la France n'avait "pas de problème industriel mais un défi industriel". "On voudrait augmenter nos capacités de production, mais on n'a encore jamais vacciné une planète entière. Il y a une pression sur tous les composants qui rentrent en ligne de compte pour faire un vaccin. On produit des milliards de vaccins, cela n'a jamais été fait", a-t-elle expliqué.

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