Covid-19 : "le virus ne prend pas de vacances" rappelle Olivier Véran qui redoute un engorgement des hôpitaux

Covid-19 : "le virus ne prend pas de vacances" rappelle Olivier Véran qui redoute un engorgement des hôpitaux
Olivier Véran Assemblée nationale

Orange avec Boursier.com, publié le jeudi 22 juillet 2021 à 01h09

Les données "nous prédisent un pic épidémique à la fin de l'été qui viendrait potentiellement fortement impacter le système hospitalier si rien n'est fait d'ici là", affirme le ministre de la Santé.

Les données "nous prédisent un pic épidémique à la fin de l'été qui viendrait potentiellement fortement impacter le système hospitalier si rien n'est fait d'ici là", affirme le ministre de la Santé.

Un pic atteint à la fin de l'été ? Alors que les députés débattent actuellement du projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire, qui prévoit notamment la mise en place du "pass sanitaire" et l'obligation vaccinale des soignants, le ministre de la Santé Olivier Véran a prévenu mercredi que le variant Delta pourrait venir congestionner les hôpitaux...

"Le variant Delta circule plus activement, et son taux d'incidence a plus que doublé en une semaine, ce qui entraîne notamment une hausse des hospitalisations. Près de 1.400 nouveaux patients sont entrés à l'hôpital au cours des 7 derniers jours (+37% en une semaine) et 253 en soins critiques (+34%)", a-t-il détaillé à l'Assemblée nationale.

"Toutes les modélisations sont concordantes. Elles nous prédisent un pic épidémique à la fin de l'été qui viendrait potentiellement fortement impacter le système hospitalier si rien n'est fait d'ici là", a poursuivi le ministre...

"Le virus ne prend pas de vacances"

Par ailleurs, Olivier Véran a fustigé de nouveau les personnes qui refusent encore de se faire vacciner contre le Covid-19, alors que 7 organisations syndicales représentatives des sapeurs-pompiers professionnels et des agents des services d'incendie et de secours ont exprimé en début de semaine leur opposition à l'obligation vaccinale.

"Toutes les campagnes de vaccination, quand les autorités sont passées d'une incitation à une forme de contrainte, ont entraîné des réactions sociales plus ou moins vives... S'y arrêter, c'est renoncer, et ce n'est pas une option envisageable", a-t-il affirmé. "Ne nous laissons pas endormir par le retour des beaux jours parce que le virus, lui, ne prend pas de vacances", a-t-il également appelé.

"96% des personnes ayant développé une forme symptomatique du virus n'étaient pas vaccinées"

"La liberté ce n'est ni se soustraire aux impôts, ni rouler à contre-sens sur l'autoroute, ni fumer au restaurant, ni refuser un vaccin qui me protège autant qu'il protège les autres... La liberté, c'est d'accepter ces règles sans lesquelles la vie du groupe est tantôt menacée, tantôt rendue impossible", a déclaré le ministre de la Santé.

"Les chiffres sont là et ils ne trompent pas, aujourd'hui en France, 96% des personnes ayant développé une forme symptomatique du virus, n'étaient pas vaccinées", a-t-il également précisé.

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