Covid-19 : un couvre-feu en Île-de-France en plus du confinement ?

Covid-19 : un couvre-feu en Île-de-France en plus du confinement ?
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Boursier.com, publié le mardi 03 novembre 2020 à 10h00

Gabriel Attal a évoqué un retour de la mesure "à Paris" et "peut-être en Île-de-France". Les services du Premier ministre ont toutefois fait savoir que le couvre-feu n'était "absolument pas décidé à ce stade".

Le couvre-feu va-t-il faire son retour en Île-de-France ?... Alors que le confinement a "écrasé" les mesures de couvre-feu prises précédemment, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a évoqué ce mardi la mise en place de cette mesure à Paris, voire dans toute la région parisienne, en plus du confinement.

"On va réinstaurer un couvre-feu à Paris et peut-être en Île-de-France à 21h. C'est le ministre de l'Intérieur qui le dira dans la journée", a ainsi affirmé le membre du gouvernement sur le plateau de 'BFMTV'. "On met en place des mesures difficiles pour tous, et si beaucoup les respectent c'est insupportable pour certains Français de voir que d'autres ne respectent pas les règles", a-t-il justifié.

Toutefois Matignon temporise. Quelques minutes après la déclaration du porte-parole, les services du Premier ministre ont en effet fait savoir que le couvre-feu n'était "absolument pas décidé à ce stade".

"Les préfets des autres territoires" autorisés à instaurer un couvre-feu ?

Gabriel Attal a évoqué plusieurs abus, faisant référence notamment à une fête privée dans l'arrière-cour d'un restaurant, qui a réuni ce week-end une centaine de personnes. Quelque 88 individus ont été verbalisés, dont le propriétaire de l'immeuble. D'autres soirées ont également été organisées en Île-de-France.

Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement a également indiqué que "les préfets des autres territoires" pourront prendre la même mesure "s'ils jugent que la situation le nécessite".

100.000 contrôles le week-end dernier

"Il y a plus de personnes qui sortent de chez elles qu'en mars, car des élèves vont à l'école, des gens vont travailler", a estimé Gabriel Attal, précisant qu'"il y a eu 100.000 contrôles ce week-end, 14.000 verbalisations".

"Un certain nombre de verbalisations portent sur des personnes qui se déplaçaient, alors qu'elles n'avaient pas à le faire, d'autres pour des lieux qui ont accueilli des personnes et ne devaient pas le faire. J'ai l'exemple d'un bar à Evry-Courcouronnes qui a accueilli des clients pour une soirée", a-t-il détaillé.

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