Covid-19 : Valérie Pécresse ne "s'opposera pas" à un confinement en Île-de-France

Covid-19 : Valérie Pécresse ne "s'opposera pas" à un confinement en Île-de-France
Valérie Pécresse, président de l'Île-de-France

Orange avec Boursier.com, publié le lundi 15 mars 2021 à 11h05

Selon la présidente de l'Île-de-France, la région est "l'objet d'une troisième vague très violente, qui va prendre des vies et donc il faut freiner et prendre des mesures"...

Selon la présidente de l'Île-de-France, la région est "l'objet d'une troisième vague très violente, qui va prendre des vies et donc il faut freiner et prendre des mesures"...

Vers un reconfinement pour les Franciliens ? Pour la présidente de l'Île-de-France Valérie Pécresse (Libres!), cette hypothèse n'est plus à exclure. La région francilienne "est clairement en sursis", car "le variant anglais, majoritaire, n'est pas seulement plus contagieux, il est aussi plus mortel" et "nos capacités de réanimation sont saturées", a-t-elle alerté sur 'France 2' ce lundi.

"C'est au gouvernement de décider", mais "aujourd'hui, on ne peut plus rien exclure", a-t-elle poursuivi, avant d'ajouter : "en responsabilité, si les mesures sont justifiées, proportionnées et accompagnées, je ne m'y opposerai pas".

Si elle dit "comprendre la lassitude immense de tous les Français face à cette pandémie qui n'en finit pas", Valérie Pécresse souligne toutefois que sa région est "l'objet d'une troisième vague très violente, qui va prendre des vies et donc il faut freiner et prendre des mesures".

Appel à télétravailler

La présidente de l'Île-de-France a ainsi appelé le gouvernement à "accélérer la vaccination dans tous les départements" les plus touchés. Elle a également "exhorté les Franciliens qui peuvent ne pas aller travailler cette semaine à télétravailler".

"Aujourd'hui le télétravail n'est pas suffisamment pratiqué", a déploré Valérie Pécresse, précisant qu'à l'automne, il y avait 30% de personnes seulement dans les transports", tandis qu'"aujourd'hui, il y en a 55%".

Un taux d'incidence à 400

Lors d'une interview sur Twitch dimanche, le Premier ministre Jean Castex a par ailleurs justifié la différence de traitement entre le Pas-de-Calais et l'Île-de-France, affirmant que des mesures de confinement pourraient être prises dans la région francilienne lorsqu'elle présenterait un taux d'incidence de 400 pour 100.000.

"On a démarré dans ces départements, quand le taux d'incidence était à 400 pour 100.000 habitants. Il est encore en dessous" en Île-de-France, a souligné le chef du gouvernement, ajoutant que tant ce chiffre n'est pas atteint, "on ne peut pas prendre les mêmes mesures".

La situation "n'est pas encore hors de contrôle, mais elle va l'être"

Dans les hôpitaux parisiens, la tension demeure élevée. Interrogé sur 'France Inter', le directeur médical de crise de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) Bruno Riou affirme que la situation commence à devenir très inquiétante : elle "n'est pas encore hors de contrôle, mais elle va l'être" a-t-il estimé.

"J'entends beaucoup dire qu'une semaine sans confinement est une semaine gagnée... Je n'ai pas la même analyse. Pour moi, c'est une semaine perdue", a-t-il déclaré, tout en pointant les "conséquences considérables", notamment en termes de décès ou de déprogrammations d'autres malades.

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