Crise : le gouvernement va mettre 15 milliards d'euros supplémentaires sur la table

Crise : le gouvernement va mettre 15 milliards d'euros supplémentaires sur la table©Boursier.com

Orange avec Boursier.com, publié le mercredi 02 juin 2021 à 07h48

La levée progressive des aides aux entreprises va démarrer en ce mois de juin et s'étaler jusqu'en août, un virage compliqué à négocier pour les entreprises.

La levée progressive des aides aux entreprises va démarrer en ce mois de juin et s'étaler jusqu'en août, un virage compliqué à négocier pour les entreprises.

Le gouvernement va une nouvelle fois mettre au pot pour faire face à la crise du coronavirus... Il présente ce mercredi un "projet de loi de finances rectificative", avec 15 milliards d'euros en plus dans le budget 2021, pour le chômage partiel, le fonds de solidarité, et les exonérations de cotisations. Il avait pourtant prévu 29 milliards, non dépensés l'an dernier, mais a dû faire face à un nouveau ralentissement de l'économie, avec le troisième confinement de ce printemps...

Le déficit public de la France s'établira à 9,4% du produit intérieur brut (PIB) cette année, a annoncé Bruno Le Maire...

Creusement du déficit

Différents facteurs vont continuer de creuser le déficit public cette année, avec le report d'un certain nombre de dépenses de 2020 sur 2021 (des crédits destinés au fonds de solidarité et au soutien aux entreprises non consommés l'an dernier, à hauteur de 29 milliards d'euros), la poursuite du soutien à un certain nombre de secteurs et d'entreprises ainsi que les décaissements "d'une partie du plan de relance", soit des dépenses relevant de l'investissement...

Levée progressive des aides

La levée progressive des aides aux entreprises va démarrer en ce mois de juin et s'étaler jusqu'en août, un virage complexe à négocier pour les entreprises...

Selon le cabinet Altares, 63.000 entreprises, déjà affaiblies avant la crise, "résisteront (...) difficilement à l'arrêt des aides". Les défaillances d'entreprises se sont maintenues à un niveau exceptionnellement bas en France au premier trimestre, mais le mois de mars a marqué une inflexion, avec une explosion des procédures et des liquidations, selon une analyse publiée en mars.

Mauvais timing ?

Pour le collectif Restons ouverts, le "timing" n'est pas bon pour les grandes métropole... "Dès la mi-juillet, Paris va se vider, les habitants n'ont qu'une envie c'est de partir sur le littoral, il va donc y avoir une absence de chiffre d'affaires et une absence de constitution de trésorerie de façon générale dans les grandes métropoles", estime Stéphane Manigold, restaurateur et co-fondateur du collectif, sur franceinfo mardi. Il juge que "c'est trop tôt", parce que "le tourisme n'est pas encore de retour" mais aussi parce que les entreprises sont profondément fragilisées par la crise sanitaire...

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