Crise sanitaire : les librairies ont limité la casse

Crise sanitaire : les librairies ont limité la casse
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Orange avec Boursier.com, publié le mercredi 06 janvier 2021 à 08h03

Si la fréquentation exceptionnelle après les deux périodes de fermeture a permis d'éviter une catastrophe, la profession termine néanmoins l'année en retrait par rapport à 2019.

Si la fréquentation exceptionnelle après les deux périodes de fermeture a permis d'éviter une catastrophe, la profession termine néanmoins l'année en retrait par rapport à 2019.

L'année 2020 a été compliquée aussi pour les libraires, contraints de fermer leurs portes pendant de longues semaines à cause de la crise sanitaire liée à l'épidémie de coronavirus... Selon les données publiées par le Syndicat de la librairie française, l'activité globale de la profession a reculé de 3,3% par rapport à 2019.

Les libraires ont donc limité la casse, grâce à "un retour très massif des lecteurs en librairie à la suite des deux périodes de confinement : +32% en juin, +35% en décembre".

Bonne résistance

Mais cette "bonne résistance de l'activité des librairies ne doit pas masquer des situations préoccupantes"... En effet, une librairie sur cinq accuse une baisse de revenus supérieure à 10%.

Par ailleurs, l'effet taille est manifeste : plus le chiffre d'affaires est important, plus l'activité se rétracte. Ainsi, les librairies qui affichent de plus de 4 millions d'euros de revenus ont subi une baisse moyenne de plus de 9%. Les petites structures s'en sortent nettement mieux, avec un bond des revenus de 14,8% pour les magasins au CA inférieur à 300.000 euros par an...

La littérature et la BD s'en tirent bien

La littérature (+4,6%), la bande dessinée (+14,3%) et le pratique (+6,5%) tirent particulièrement leur épingle du jeu et représentent à eux trois la moitié des ventes en librairie en 2020.

Tous les autres secteurs subissent une baisse... Pour le tourisme (-33,5%), le livre d'art (-15,3% avec la fermeture des musées, annulation des expositions) et l'universitaire (-11,2%), ces contre-performances sont directement imputables à la crise sanitaire.

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