Critiqué sur la liberté d'expression, Apple prend des engagements

Critiqué sur la liberté d'expression, Apple prend des engagements
Apple pomme

Boursier.com, publié le vendredi 04 septembre 2020 à 14h55

Des militants des droits de l'Homme exhortent le groupe à ne plus travailler avec les fournisseurs ayant recours au travail forcé.

Une motion a été déposée par ses actionnaires pour inviter le géant californien à clarifier sa position sur le sujet... Apple s'engage à respecter la liberté d'information et d'expression dans un document interne sur sa politique en matière de droits de l'homme. Le groupe à la pomme est notamment critiqué pour avoir accepté de retirer de son magasin d'applications en Chine les logiciels de VPN (réseau privé virtuel) qui permettent de contourner la censure de Pékin.

Lors de sa dernière assemblée générale annuelle en février, Apple a été prié de s'engager publiquement à "respecter la liberté d'expression comme un droit de l'Homme", dans le cadre d'une proposition d'actionnaires. La proposition, bien que rejetée, a recueilli 40,6% de votes, un score nettement supérieur aux motions précédentes sur le même sujet.

Principes directeurs de l'ONU

"Nous croyons en l'importance cruciale d'une société ouverte dans laquelle l'information circule librement, et nous sommes persuadés que la meilleure manière de continuer à promouvoir l'ouverture est de rester engagés, même en cas de désaccord avec les lois d'un pays", écrit Apple dans ce document sur sa politique.

Le groupe américain a ajouté que sa politique reposait sur les principes directeurs des Nations Unies concernant les entreprises et les droits de l'Homme.

Contre le travail forcé

Des militants des droits de l'Homme exhortent Apple à rompre ses liens avec les fournisseurs ayant recours au travail forcé des Ouïghours, une minorité musulmane, dans les usines chinoises.

Apple a également été tancé pour avoir supprimé une application permettant aux manifestants à Hong Kong de suivre les déplacements de la police. Pour sa défense, Apple a déclaré que cette application était contraire aux lois de Hong Kong.

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