Croissance : le FMI légèrement moins optimiste pour la zone euro

Croissance : le FMI légèrement moins optimiste pour la zone euro
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Boursier.com, publié le vendredi 22 juin 2018 à 00h19

Face à des signes de ralentissement conjoncturel, le FMI s'apprête à revoir en légère baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro, dans son prochain rapport attendu en juillet. Jusqu'ici, le Fonds monétaire international tablait sur une croissance de 2,4% en 2018 et de 2% en 2019.

Le FMI va ainsi tenir compte des risques accrus découlant des tensions commerciales internationales (notamment des tarifs douaniers imposés par les Etats-Unis sur leurs importations d'acier), des sanctions contre la Russie et l'Iran, ainsi que de la prochaine sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, a expliqué jeudi Christine Lagarde, la directrice générale du FMI.

Le FMI attend des clarifications de l'Italie

Le FMI ne s'attend toutefois pas à un "ralentissement marqué" de la croissance, a nuancé Mme Lagarde, lors d'une conférence de presse à Luxembourg en marge d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro.

Par ailleurs, la patronne du FMI a déclaré que l'institution attendait davantage de clarté du nouveau gouvernement italien sur sa politique économique. "Nous ne savons pas encore quel est le cadre général de politique économique qui s'appliquera", alors que deux responsables eurosceptiques ont été nommés jeudi à la tête des commissions des finances du parlement italien. Cette annonce a fait temporairement chuter l'euro, jeudi, et a entraîné une nette tension sur les taux d'intérêts italiens, ainsi qu'une baisse de 2% de la Bourse de Milan.

Les banquiers centraux s'inquiètent pour la croissance mondiale

Mercredi, les responsables des banques centrales, réunis à la conférence de la BCE à Sintra au Portugal, s'étaient inquiétés des effets négatifs de la montée des barrières douanières sur la croissance mondiale. Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine, avait ainsi estimé que "les changements de politique commerciale pourraient nous inciter à remettre en cause les perspectives" de croissance. "Pour la première fois, nous entendons parler de décisions de reporter des investissements et de retarder des embauches" avait-il ajouté.

De son côté, Mario Draghi, le président de la BCE, avait indiqué qu'il était encore trop tôt pour mesurer un impact significatif sur l'économie, mais il avait reconnu qu'il commençait à s'inquiéter de l'érosion de la confiance, à la fois chez les entrepreneurs et les consommateurs européens.

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