Dans les zones de couvre-feu, les débits de boissons veulent pouvoir ouvrir en journée

Dans les zones de couvre-feu, les débits de boissons veulent pouvoir ouvrir en journée
Débits de boissons, bars, bar, couvre-feu

Boursier.com, publié le lundi 26 octobre 2020 à 15h07

Le décret du 16 octobre interdit en zones de couvre-feu l'ouverture des bars sans activité de restauration, alors que les restaurants et les bars/restaurants peuvent eux poursuivre leur activité...

Malmenés par la crise sanitaire, les débits de boisson doivent désormais faire face à une fermeture totale et obligatoire suite à l'annonce du couvre-feu. Dans un communiqué publié ce lundi, l'Union des métiers des industries de l'hôtellerie (Umih) a indiqué avoir déposé un "recours gracieux" auprès du Premier ministre Jean Castex pour demander l'autorisation d'ouverture des bars sans activité de restauration "entre 6 heures et 21 heures dans les zones de couvre-feu".

Comme le rappelle l'organisation patronale, le décret du 16 octobre dernier interdit partout en zones de couvre-feu l'ouverture des débits de boissons. En effet, boire un verre dans un "bar" ou un "café" (soit un établissement dont l'activité principale est la vente de boissons alcoolisées) en journée dans les zones concernées n'est plus possible.

Les restaurants et les établissements étant à la fois restaurants et débits de boissons (bars/ restaurants) peuvent, quant à eux, poursuivre leur activité en dehors des horaires de couvre-feu "dans le respect d'un protocole sanitaire renforcé". De même, les bars-tabacs peuvent rester ouverts dans les zones de couvre-feu, mais ne peuvent pas servir de boissons alcoolisées. Ils peuvent uniquement assurer la vente de tabac et de journaux.

"Une distorsion de concurrence inédite"

En déposant ce "recours gracieux", l'Umih indique ainsi agir "à l'instar du SNEG & Co, syndicat des lieux festifs et de la diversité". "Outre que cette interdiction constitue une atteinte grave et immédiate à la liberté d'entreprendre et fragilise économiquement les débits de boissons, elle crée une distorsion de concurrence inédite entre établissements relevant d'une même nomenclature", dénonce l'organisation patronale du secteur de l'hôtellerie-restauration.

"A l'heure du confinement, puis du déconfinement, aucune distinction n'a été faite entre ces établissements", souligne également l'Umih, estimant que "l'esprit du texte, visant à faire respecter les gestes barrières et la distanciation sociale pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 n'est aucunement remis en cause si les débits de boissons respectent" les mêmes mesures et le protocole sanitaire renforcé appliqués par les restaurants et les bars/restaurants.

Les débits de boissons réclament "un traitement équitable"

Pour rappel, un protocole sanitaire renforcé défini par le ministère de la Santé le 5 octobre dernier avait été proposé pour les restaurants, afin d'éviter une fermeture généralisée de ces derniers dans les zones d'alerte maximale. Par exemple, chaque restaurant doit mettre à disposition des clients un "carnet de rappel" dans lequel ils doivent y inscrire leurs coordonnées, ainsi que la date et l'heure de leur venue.

Ainsi, "comme les restaurants et les bars/restaurants, les débits de boissons qui ne respecteront pas ces mesures pourront être verbalisés et sanctionnés", propose l'organisation patronale. "Conscients de la nécessite de lutter contre la propagation de l'épidémie, les débits de boissons réclament un traitement équitable à ceux de leurs confrères proposant une activité similaire", a-t-elle ajouté.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.