Décès de Jean Gandois, ancien chef de file du patronat

Décès de Jean Gandois, ancien chef de file du patronat
Le président du CNPF Jean gandois lors d'une conférence de presse où il a annoncé sa démission de la présidence du CNPF, le 13 octobre 1997 à Paris

AFP, publié le mardi 11 août 2020 à 18h41

Jean Gandois, le président de l'organisation patronale CNPF qui démissionna de ce poste pour protester contre les 35 heures, s'est éteint le 7 août à l'âge de 90 ans, selon un avis de décès paru mardi dans Le Figaro.

Ce polytechnicien s'était illustré par une carrière très dense de capitaine d'industrie, à la tête de fleurons de l'acier et de la chimie comme Sollac, Rhône-Poulenc, Péchiney et Cockerill-Sambre.

"Un vrai capitaine d'industrie qui a toujours mis l'économie avant la finance et a développé un double projet économique et social", a tweeté Martine Aubry, qui fut ministre du Travail du gouvernement de Lionel Jospin qui décida le passage à la semaine de 35 heures. Mme Aubry avait été recrutée en 1989 comme directrice générale adjointe du groupe public Péchiney par M. Gandois.

"Nous avons été parfaitement bernés" sur les 35 heures, avait réagi le président du CNPF le 10 octobre 1997. Trois jours plus tard, il prenait la décision sans précédent de démissionner de la présidence du CNPF, principale organisation patronale française et ancêtre du Medef actuel.

"Jean Gandois a défendu les entreprises dans leur combat contre les 35h, préférant prôner le dialogue social dans les entreprises à une loi au niveau national", a souligné dans un communiqué le Medef. L'organisation patronale, qui a fait part de sa "tristesse" à l'annonce du décès a salué "un chef d'entreprise convaincu et un grand défenseur de l'entreprise +citoyenne+, attentive à son environnement humain".

M. Gandois a également oeuvré comme administrateur de certains grands groupes en France, de Paribas à Peugeot en passant par Danone, Suez ou Schneider.

Il avait fait ses premières armes internationales en participant à la construction d'équipements routiers en Guinée, au Brésil et au Pérou, avant d'entrer en 1961 chez les maîtres de forge De Wendel, et de prendre en 1972 la direction des aciéristes Sacilor et Sollac.

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