Dépenses de santé : moins de 7% de "reste à charge" pour les ménages en 2019

Dépenses de santé : moins de 7% de "reste à charge" pour les ménages en 2019
assurance maladie

Boursier.com, publié le mardi 15 septembre 2020 à 15h08

Selon une étude de la Drees, la part des dépenses de santé payée par les ménages français a une nouvelle fois diminué l'an dernier pour atteindre 6,9%, après 7,1% en 2018 et 7,7% en 2016...

Il s'agit sans doute du niveau le plus bas du monde... Selon un rapport publié ce mardi par la Drees, l'institut statistique du ministère de la Santé, la part des dépenses de santé payée par les ménages français a de nouveau diminué l'an dernier pour atteindre 6,9%, après 7,1% en 2018 et 7,7% en 2016. Dix ans auparavant, en 2009, elle s'établissait à 9,2%.

Ainsi, en 2019, les Français déboursaient de leur poche en moyenne 213 euros par habitant par an pour se soigner, sur une facture totale de 3.102 euros. La dépense totale a continué à progresser à 208 milliards.

"La baisse tendancielle du 'reste à charge' en proportion de la consommation de soins et de biens médicaux, depuis 2009, s'explique par des facteurs structurels qui impliquent une participation croissante de la Sécurité sociale", explique l'étude.

Vieillissement de la population

Depuis 2012, le taux moyen de prise en charge de la consommation de soins et de biens médicaux par la Sécurité sociale augmente continûment, pour atteindre 78,2% en 2019. "Cette hausse s'explique notamment par la forte progression des effectifs de personnes exonérées de ticket modérateur au titre des affections de longues durée (ALD). Cette tendance découle à la fois du vieillissement de la population et de la plus forte prévalence d'ALD à âge donné", note le rapport.

La Drees évoque également un "net repli de la consommation de médicaments non remboursables", ainsi qu'"un ralentissement des dépassements d'honoraires chez les spécialistes".

Un "effet paradoxal" du "reste à charge zéro"

Cette tendance à la baisse ne s'observe toutefois pas dans tous les domaines, selon le service statistique des ministères sanitaires et sociaux, qui évoque notamment un "effet paradoxal" de la réforme du "reste à charge zéro". Les baisses de prix des prothèses dentaires ont créé "un effet d'aubaine" pour les ménages, incitant certains à se faire soigner quitte à assumer une partie des frais.

Le "reste à charge" des soins dentaires a ainsi progressé de près d'un point à 21,1% (contre 20,2% en 2018). Il reste devancé par l'optique (22,6%), où le "100% santé" est garanti depuis le 1er janvier dernier...

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