Des créations d'entreprises "classiques" au plus haut depuis 10 ans

Des créations d'entreprises "classiques" au plus haut depuis 10 ans
les entreprises sont de plus en plus nombreuses à engager des politiques en faveur du développement durable.

Boursier.com, publié le mercredi 25 octobre 2017 à 11h28

L'édition du baromètre de l'artisanat ISM-MAAF fait état d'une profonde recomposition d'un secteur impacté par un régime des micro-entrepreneurs en perte de vitesse depuis deux ans alors que l'entreprise dite "traditionnelle" renoue avec ses meilleurs chiffres de créations depuis 10 ans.
 
L'étude met également en lumière le rôle incontournable des entreprises artisanales comme ascenseur promotionnel pour les salariés et de remise à l'emploi pour les chômeurs.
 
Au niveau national, après une année 2015 marquée par une forte baisse des immatriculations artisanales (-14%), l'année 2016 a connu avec 154.000 créations d'entreprises une stabilisation (-1% par rapport à 2015). Dans le détail, la création d'entreprises classiques progresse fortement (+10%) et retrouve, avec 105.400 entreprises, son niveau le plus élevé depuis 10 ans.
 
En revanche avec 48.400 créations, le nombre de micro-entrepreneurs est en net repli (-19%) et atteint son point le plus bas depuis 2009, année de création du régime.
Renversement de tendance : alors que les entreprises classiques représentaient 38% du total des créations en 2012, elles reprennent le dessus sur le régime des micro-entreprises avec 68% des créations en 2016.

Focus sectoriel dans la région Auvergne-Rhône-Alpes

Dans la région, le nombre de créations d'entreprises connait une évolution différente selon le secteur d'activité, mais tend globalement à la baisse (-4%). Les secteurs de l'artisanat connaissant une augmentation de leur nombre d'entreprises en Auvergne-Rhône-Alpes sont l'alimentation avec 4% d'entreprises en plus et la fabrication avec une augmentation d'1%. En revanche, le BTP et les services ont connu une dépression du nombre de créations de leurs entreprises entre 2015 et 2016 avec respectivement -6% et -5% pour ces deux secteurs.
 
Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, le taux de survie des entreprises artisanales créées en 2010 (hors micro-entrepreneurs), 3 ans après le démarrage de l'activité, est équivalent à celui du niveau national (71%).

En Auvergne-Rhône-Alpes, des créateurs d'entreprises plus expérimentés et plus jeunes

Les créateurs d'entreprises artisanales de la région sont majoritairement expérimentés dans leur métier lorsqu'ils s'installent, ce qui est conforme à la tendance nationale. Un tiers des chefs d'entreprises (33%) ont entre 3 et 10 ans d'expérience (contre 31% au national) et 41 % ont plus de 10 ans d'expérience (contre 43% au national). Tous comme leurs pairs en France, ils sont 13% à n'avoir aucune expérience au moment de leur installation.
 
Le niveau d'étude des entrepreneurs artisans supérieur à la moyenne nationale.36% des créateurs d'entreprises artisanales ont un niveau CAP/BEP (32% au national), 23% ont un niveau BAC (21% au national), et 22% n'ont aucun diplôme contre 23% au national. En revanche, la région Auvergne-Rhône-Alpes attire un peu moins les entrepreneurs ayant fait des études supérieures, avec une moyenne de 20% (contre 24 % à l'échelle du pays).
 
Les entrepreneurs d'Auvergne-Rhône-Alpes sont plus jeunes que la moyenne nationale : Plus d'un chef d'entreprise sur 2 (59%) a moins de 40 ans, soit 6 points de plus qu'au national. Ils sont 22 % à avoir entre 40 et 49 ans (contre 28% au national), et seulement 18% à être âgé de plus de 50 ans (contre 19%).

L'entrepreneuriat artisanal, ascenseur professionnel ou voie de reconversion

Plusieurs types de parcours conduisent à la création d'entreprises artisanales...
 
Au niveau national, pour les 2/3 des anciens salariés ou demandeurs d'emploi, créer son entreprise permet une évolution professionnelle, après avoir acquis une expérience dans un métier donné. Pour les autres, issus d'un autre univers professionnel, il s'agit d'une reconversion.
 
Ainsi, parmi les créateurs d'entreprise qui étaient salariés avant de prendre leur indépendance, les trois quarts étaient ouvriers ou employés (74%). La part des anciens cadres et professions intermédiaires, souvent "nouveaux entrants" dans l'artisanat, est loin d'être négligeable (26%).
 
Un créateur sur cinq (22%) était déjà un entrepreneur et investit dans une nouvelle affaire. Parmi les 33% de demandeurs d'emploi, trois sur quatre (76%) s'installe par volonté entrepreneuriale.

Bruno Lacoste, directeur marketing et communication de MAAF : "La création d'une entreprise artisanale intervient de plus en plus souvent à l'issue d'un repositionnement professionnel voire d'une reconversion. Pour la majorité des entrepreneurs, se mettre à son compte est une étape majeure de leur évolution professionnelle, après avoir été formés au métier et acquis une expérience significative. Un tiers des créateurs étaient ainsi auparavant salariés, majoritairement en tant qu'ouvriers ou employés. L'objectif pour ces derniers est d'atteindre l'indépendance".

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