Des pertes colossales en 2020 pour la SNCF

Des pertes colossales en 2020 pour la SNCF
SNCF agent

Boursier.com, publié le jeudi 04 juin 2020 à 10h28

Au total, la société a enregistré 4 milliards d'euros de pertes pour l'année 2020. Le gouvernement promet que les prix des billets n'augmenteront pas pour autant.

La fréquentation remonte progressivement à la SNCF : elle se situe à 36% du niveau habituel, selon Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire chargé des Transports, contre 15% le 11 mai dernier, date du début du déconfinement en France. L'offre de voyages se situe à 90% "pour maintenir de bonnes conditions" de voyage, en pleine crise sanitaire...

Il a rappelé sur franceinfo que 100% des trains circuleront à partir du 24 juin - et à partir du 15 juin pour les TER et Transiliens. Il y a "beaucoup de réservations, les gens ont envie de voyager, de partir en weekend et de retrouver une vie normale", a affirmé le ministre.

Pas de hausse des prix

Jean-Baptiste Djebbari assure qu'il n'y aurait "pas de hausse des prix" des billets pour les usagers, et que la SNCF s'est lancée au contraire dans une "politique commerciale de reconquête".

La SNCF va proposer "une opération tarifaire qui vise à proposer trois millions de billets à moins de 49 euros cet été", a-t-il encore indiqué. Cette offre portant sur les TGV et Intercités sera précisée la semaine prochaine. Le gouvernement sera "vigilant" sur les tarifs, et "on ne se rattrapera pas sur les clients", a-t-il assuré.

Des pertes majeures

La SNCF a enregistré des "pertes majeures" de plus de 4 milliards d'euros ces derniers mois, affectée par les conséquences du confinement après avoir déjà souffert des grèves contre la réforme des retraites en début d'année.

"Au total, à date aujourd'hui c'est environ 4 milliards d'euros" de pertes pour l'année 2020 pour la SNCF, a-t-il détaillé sur franceinfo, en précisant qu'au-delà de l'impact d'un milliard d'euros des grèves et des répercussions de la crise sanitaire liée au coronavirus, l'entreprise ferroviaire avait également dû faire face à "des surcoûts", liés par exemple à la recherche d'un substitut pour le glyphosate dans l'entretien des rails.

Soutien de l'Etat

Le ministre a réaffirmé que l'Etat "serait présent" pour soutenir la SNCF selon des modalités qui restent encore à définir.

"Ce que nous voulons c'est à la fois ne rien renier de l'ambition pour le ferroviaire (...) et assainir financièrement le groupe SNCF", a résumé Jean-Baptiste Djebbari.

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