Des solutions "vertes" pour mieux répondre aux besoins en eau

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Le niveau en eau très bas du réservoir d'Entrepenas, près de Sacedon, le 24 novembre 2017 en Espagne
Le niveau en eau très bas du réservoir d'Entrepenas, près de Sacedon, le 24 novembre 2017 en Espagne
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© AFP, PIERRE-PHILIPPE MARCOU

AFP, publié le lundi 19 mars 2018 à 13h56

Face aux besoins croissants en eau, faut-il construire de nouveaux barrages et des stations d'épuration? Pas forcément, répond l'ONU, qui propose de s'inspirer beaucoup plus de la nature.

Des processus naturels peuvent "agir comme régulateurs, nettoyeurs et fournisseurs d'eau", a expliqué lors d'une conférence de presse à Paris Richard Connor, rédacteur en chef du rapport annuel des Nations unies sur ce sujet, rapport officiellement présenté ce lundi à Brasilia où se tient le 8e forum mondial de l'eau.

Près de la moitié de la population mondiale - 3,6 milliards de personnes - vit dans des zones où l'eau peut manquer au moins un mois par an. Ce nombre pourrait atteindre 5,7 milliards en 2050, selon ce rapport. Alors que la demande augmente, surtout dans les pays en développement, les réserves souterraines s'épuisent, pompées principalement pour l'irrigation, et la qualité de l'eau se dégrade, polluée par les eaux usées industrielles et municipales et les produits chimiques agricoles, avertit l'ONU.

Face à cette situation, compter sur les infrastructures "grises", fruit du génie civil, ne suffit plus, selon ONU-Eau et l'Unesco. Pas question de s'en passer complètement, mais il faut chercher "la meilleure combinaison" entre infrastructures "grises" et "vertes", a indiqué Richard Connor en présentant ce rapport.

Les solutions consistant à préserver des écosystèmes ou à copier des processus naturels ont déjà fait leur preuve, a assuré le scientifique. 

Depuis deux décennies, la municipalité de New York a développé une politique originale de protection des trois bassins versants qui alimentent la ville et ses 8,5 millions d'habitants: elle participe à des programmes de préservation des forêts et rémunère des agriculteurs pour leurs bonnes pratiques, moins polluantes.

Résultat: New York "reçoit une des eaux les plus propres des Etats-Unis", selon Richard Connor, tout en économisant 300 millions de dollars par an sur son traitement.

Autre exemple, en Egypte: un projet pilote de zones humides aménagées à Bilbeis, à 55 kilomètres au nord du Caire, a permis de traiter des eaux usées et d'irriguer des eucalyptus, tout en étant "moins onéreux" que les solutions habituelles d'épuration.

"Ces solutions sont rentables" et "ne coûtent pas plus cher", a insisté M. Connor.

- Avantages annexes -

Les principaux secteurs où elles pourraient être déployées sont l'agriculture, mais aussi "les villes en croissance", notamment dans les pays en développement, a estimé le scientifique. "Avant de mettre de l'asphalte et du ciment partout, on peut y penser à deux fois et maintenir plus de zones vertes."

Le recours à des systèmes naturels ou semi-naturels offre de nombreux autres avantages. En plus d'améliorer la disponibilité en eau et sa qualité, "il est possible d'augmenter la production agricole par hectare avec une meilleure gestion de l'eau" et de nourrir ainsi plus de monde, a assuré Stefan Uhlenbrook, coordinateur du programme mondial des Nations Unies pour l'évaluation des ressources en eau (WWAP).

Les infrastructures "vertes" jouent aussi sur l'érosion et la qualité des sols, la végétation, les risques de sécheresse et d'inondation. Les populations autochtones peuvent être associées à leur mise en oeuvre, ce que ne font pas les infrastructures "grises", souligne le rapport.

Pour autant, le recours à ces solutions "reste marginal". "Des chiffres précis ne sont pas disponibles", mais les investissements dans ces techniques "semblent inférieurs à 1% (...) de l'investissement total dans l'infrastructure et la gestion des ressources en eau", selon ce document.

Elles "sont souvent perçues comme étant moins efficaces", car moins visibles, a constaté M. Connor. Une digue est un outil de lutte contre les inondations plus concret pour le grand public que des zones humides, qui vont pourtant "agir comme des éponges" et absorber les excédents d'eau en amont. Un autre a priori est qu'il faut plus de temps pour créer une infrastructure "verte" et qu'elle soit efficace.

Sa mise en œuvre nécessite aussi, observe le rapport, "la coopération entre plusieurs institutions et parties prenantes, ce qui peut être difficile à réaliser."

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1 commentaire - Des solutions "vertes" pour mieux répondre aux besoins en eau
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    JON-DE-LIONNE -

    le 19 03 2018 à 09 16

    Ca me rappelle une attaque perpétuelle en France contre l'économie ! Au Fait c'est quoi l'ONU ? C'est un gouvernement mondial non élu par les peuples et qui viendrait diriger les peuples ?

    référence à l'article :

    L'eau des rivières dans un état "calamiteux", selon UFC-Que Choisir
    Statut : refusé
    18 octobre, 10:43
    le 18 10 2017 à 10 13


    Aujourd’hui ce sont eux et eux seuls les responsables de la pollution des eaux. Un Français se lève du mauvais pied et on trouvera bien un paysan par là pour le rendre coupable. Les Français à titre particulier utilisent plus de désherbants que les céréaliers ! Les Français utilisent en moyenne 165 l’eau en zone urbaine par jour pour prendre leur douche, tirer des chasse d’eau ! Est-il besoin d’une eau potable pour tirer des chasse d’eau ?


    Les paysans semblent être devenus tout à coup responsables de tous les maux de la terre, ce sont eux les chimistes, ce sont eux les pollueurs, ce sont eux..;
    Les Français sont désespérants et il ne s'agit pas que de la population Française mais d'une mutitude "de bidules et de machins" qui tapent en permanence sur l'économie, sur ce qui fait vivre notre pays

    Quand ce n'est l'industrie qui ne compte plus que 12 % des salariés du privé ( 30 % en Allemagne) , c'est sur l'Agriculture et notre industrie agroalimentaire que ces braves gens d'une intelligence supérieure à tout ce que la terre peut comprter d'intelligence.

    les paysans semble être devenus tout à coup responsables de tous les maux de la terre, ce sont eux les chimistes, ce sont eux les pollueurs, ce sont eux..; et encore eux qui ont réussit en 50 ans à faire passer le coût de l'achat de la nourriture de 50 % du revenu en 1960 à 15 % aujourd'hui. Ce sont eux aussi qui ont apporté leur contribution à l'allongement de la durée de la vie à 82 ans. L'alimentation n'a jamais été aussi sûre, aussi saine, et aussi peu chère et en signe de remerciements la population Française et les " bidules et les machins qui veulent vendre du papier" tapent et tapent encore sur ce qui les nourrit et les fait vivre. C’est insupportable que d’observer ces comportements. Combien de papier a été utilisé pour répandre dans la société Française tout ce fiel pendant des décennies ?

    Ce que disent les statistiques du « développement durable : L’empreinte eau est un indicateur destiné à caractériser la pression sur l’environnement liée au niveau de vie d’une population, en termes de quantité d’eau utilisée directement ou indirectement (par exemple pour le refroidissement des centrales électriques, ou pour l’irrigation…). Elle correspond à la satisfaction d’usages finaux : la consommation des ménages, celle des administrations publiques et l’investissement (équipements des entreprises, infrastructures…). Son calcul porte ici sur les prélèvements d’eau de l’année 2005 . Il est issu des comptes de type Namea (National Accounting Matrix including Environmental Accounts) élaborés par le SOeS. Pour la France, l’empreinte eau totale s’élève à 550 m3 par personne en 2005. La consommation des ménages est responsable des trois quarts de cette empreinte.
    Depuis 1960 le volume de la consommation (chaque action de production d’un produit est consommatrice d’eau) de la population Française a été multiplié par trois. La aussi il faut mettre ça sur le dos des paysans ?
    Et de quoi est donc composé cet accroissement de consommation ? On sait qu’il ne s’agit de l’alimentation puisque le budget est passé de 50 à 15 % …à quasi égalité avec les transports et le logement. Les Français dépensent autant pour manger que se déplacer et se loger. C’est aussi de la faute des paysans ?
    La progression du temps libre, progrès technique conduisent à une offre en perpétuel mouvement, c’est aussi imputable aux paysans ?

    En 1965 L’agriculture représentait 9% du PIB et en 2014 elle ne représente plus que 1.68 %. C’est aussi de la faute des paysans qui saborderaient leur propre activité ?
    En 1960 la population était de 46.81 millions d’habitants. Dans les villes de moins de 5 000 habitants, chaque habitant consommait entre 27 et 82 litres par jour ? Et on peut supposer que dans les campagnes la consommation était moindre. Dans les villes de plus de 20 000 habitats la consommation individuelle s’établissait à environ 100 litre par jour.

    En l’an 2000 pour la ville de Paris, chaque habitant consommait déjà 200 litres d’eaux par jour. Les chiffres pour 2017 semblent plus difficiles d’obtention. Selon l’Association des Responsables de Copropriété, ‘ étude datant de 1998) à ces 200 litres par jour il faut bien entendu ajouter la consommation des restaurants ( 20 l/client), des salons de coiffures (250 l/employé), des salons de beauté ( 360l/employé), des bureaux ( 4l/M²), des banques (10 à 50 l/m²) , des grandes surfaces avec restauration ( 41 l/m²), des boulangeries (15à250 l/employé) ; des boucheries ( 250-400 l/employé) ; etc, ….
    Certains auteurs retiennent seulement 150 Mètre cube par an et par habitant ce qui fait 50 mètre cube supplémentaire de consommé par rapport à 1960 et avec 23 millions d’habitants supplémentaires. Et donc pour la population, entre 1960 et 2017 c’est une consommation accrue de 50 X 23 millions = 1, 150 milliards de mètre cube supplémentaires.
    C’est aussi de la faute des paysans ?

    Les Français, « les bidules et les machins » sont dans le déni permanent, ils refusent de regarder ce que eux-mêmes font et consomment qu’ils sont les principaux acteurs de la situation. Mais en bon français, il semble important de trouver « des slogans pour assassiner des boucs émissaires » - dénoncetonvoisin….dénoncetonpaysan….délationpermanente….on disait des Allemands de l’est qu’ils dénonçaient leur voisin de pallier…on en est plus très loin en France. Est-ce ainsi que l’on réglera les problèmes ?

    En 2005 550 M3 par habitants, en imaginant qu’en 2017 on consomme toujours et seulement autant, la consommation globale est donc de 66 millions fois 550 Mètre cube . ce qui fait 37 milliards de mètre cube !
    Et pourtant la surface de la France n’a pas augmentée, elle est stable alors comment UFC que choisir explique donc que les paysans fous mettraient sur les mêmes surfaces 5 fois plus d’eau qu’en 1960 …sur la même surface ?

    Quant à la pollution de l’eau potable réalisée par l’habitant qu’en dit UFC que choisir ? Et bien rien curieusement. Pourquoi faut-il de l’eau potable pour tirer une chasse d’eau qui évacue dans les égouts et ensuite sur les champs de paysans, les résidus des Humains ( y compris les molécules avalées par l’Homme) .

    Il faut de l’eau Potable….et sur la quantité, seul 1.5 litre par jour est utilisé pour boire.

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    abnvm -

    je sippose que les chiffres sont verifies.particulierement interessant

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    abnvm -

    je suppose que les chiffres sont verifies.particulierement interessant

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    JON-DE-LIONNE -

    Absolument. même si des imprécisions existent. Elles ne changent en rien les ordres de grandeurs et les faits.

    Autrement dit je n'ai pas mis une armée de personnes à pinailler les virgules....je ne dispose pas des moyens de l'état !