Discrimination à l'embauche : le gouvernement convoque 7 entreprises pour une formation

Discrimination à l'embauche : le gouvernement convoque 7 entreprises pour une formation
demandeurs d'emploi Etats Unis - thème chômage

Boursier.com, publié le vendredi 19 juin 2020 à 10h16

Ces grandes entreprises avaient été épinglées pour discrimination à l'embauche, à la suite d'une vaste campagne de testing menée à la demande du gouvernement...

Il y a quelques mois, l'exécutif avait rendu public la liste des entreprises pointées du doigt pour leurs pratiques de recrutement, à l'issue de la plus vaste étude jamais réalisée en France sur les discriminations à l'embauche. Sept grandes entreprises soupçonnées de discrimination à l'embauche avaient alors été épinglées : Air France, Accor, Altran, Arkéma, Renault, Rexel et Sopra Steria.

Alors que le gouvernement avait décidé de pratiquer le "name and shame" (signifiant littéralement "nommer et faire honte"), ces sept sociétés françaises ont été convoquées pour suivre une formation en matière, comme l'a révélé 'franceinfo' ce vendredi.

Cette formation de quatre heures doit se dérouler le 2 juillet prochain dans les locaux du secrétariat d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes de Marlène Schiappa. Le cabinet Mozaïk RH, spécialisé dans la promotion de la diversité, se chargera de son organisation.

Quatre réponses favorables

Interrogée par 'franceinfo', le fondateur du cabinet Saïd Hammouche estime qu'une seule journée de formation n'est "évidemment" pas suffisant. ''Cela ne donne pas quitus, car le but du jeu c'est ensuite de passer à l'action concrètement... Il s'agira de voir comment on recrute, comment on évalue correctement ces profils et comment on réussit l'intégration de ces profils dans l'entreprise", a-t-il détaillé.

Sur les sept entreprises, quatre d'entre elles ont pour l'heure répondu favorablement à cette convocation. C'est le cas notamment d'Air France, Rexel ou encore Sopra Steria. Pour rappel, la plupart des entreprises avaient contesté les résultats de la campagne de testing menée au sein de 40 groupes du SBF 120 entre octobre 2018 et janvier 2019.

Lancement de la deuxième vague de testings

Dans un communiqué commun, six d'entre elles (exception faite de Renault) avaient "unanimement" fait part de "leur profond désaccord et leur indignation face aux faiblesses manifestes de la méthodologie utilisée qui aboutit à des conclusions erronées".

Cette méthode reste pourtant défendue par le gouvernement. "Il est insupportable de voir que l'on peut avoir jusqu'à 25% moins de chances d'avoir un entretien d'embauche selon la consonance de son nom. Je crois beaucoup à la technique du 'name and shame', car elle réussit à faire bouger les lignes et les consciences", a réaffirmé dans un communiqué mercredi dernier le ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales Julien Denormandie, annonçant dans le même temps le lancement de la deuxième vague de testings...

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