Donald Trump fait passer la "sécurité nationale" d'abord...

Donald Trump fait passer la "sécurité nationale" d'abord...©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 13 mars 2018 à 10h25

La rumeur d'un rachat de Broadcom par Intel va-t-elle reprendre du poids... ? Il n'y a qu'un pas à franchir après le dernier rebondissement intervenu cette nuit dans la bataille opposant le groupe basé à Singapour et Qualcomm. Donald Trump, en personne, a en effet signé un décret interdisant le rapprochement entre le fabricant américain de puces et Broadcom.

La raison évoquée par la Maison Blanche, la "sécurité nationale"...

Le CFIUS avait fait part de ses inquiétudes

Le Comité des investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS), qui examine les investissements susceptibles d'avoir des implications en termes de sécurité nationale, enquêtait sur l'opération depuis plusieurs semaines... Il avait ainsi indiqué le 5 mars dernier s'inquiéter de voir Broadcom couper les vivres à Qualcomm en matière de recherche et développement, tout en citant les risques associés aux relations de Broadcom avec des "entités étrangères".

La Chine dans le viseur

Un responsable de l'administration Trump a expliqué que le décret présidentiel était la conséquence directe d'un calcul montrant que le rôle de premier plan des Etats-Unis dans la mise au point de technologies et dans la définition des normes pour la prochaine génération de communications mobiles allait être repris par la Chine en cas de rachat de Qualcomm par Broadcom...

Une décision rare

Ce n'est que la quatrième fois en un quart de siècle qu'un président américain met son véto à la prise de contrôle d'une société américaine par un acteur étranger pour des raisons de sécurité nationale.

Une demi-douzaine d'accords dans le secteur technologique sont en revanche déjà tombés à l'eau sous l'administration Trump suite aux préoccupations soulevées par le CFIUS.

Broadcom conteste

Réagissant à cette décision, Broadcom a dit qu'il passait en revue le décret présidentiel, ajoutant qu'il contestait "vigoureusement que son projet d'acquisition de Qualcomm soulevait la moindre question de sécurité nationale".

Les fabricants de semi-conducteurs se préparent à l'essor attendu de la technologie sans fil 5G, qui va accélérer encore les transferts de données, et Qualcomm apparaît comme l'un des principaux concurrents des entreprises chinoises comme Huawei Technologies dans ce contexte. La reprise de Qualcomm par Broadcom pour 117 Mds$ aurait constitué la plus importante opération de l'histoire dans le secteur technologique...

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