EDF : la production d'électricité perturbée par une nouvelle grève

EDF : la production d'électricité perturbée par une nouvelle grève©Boursier.com

Orange avec Boursier.com, publié le jeudi 17 décembre 2020 à 15h38

11 des 56 réacteurs du parc nucléaire d'EDF fonctionnaient à puissance réduite en début d'après-midi

11 des 56 réacteurs du parc nucléaire d'EDF fonctionnaient à puissance réduite en début d'après-midi

La grève contre le projet de transformation d'EDF entraîne ce jeudi une réduction de la production française d'électricité nucléaire de 7,7 gigawatts (GW), d'après les données diffusées par le groupe par le gestionnaire de réseau de transport électrique RTE.

11 des 56 réacteurs du parc nucléaire d'EDF fonctionnaient à puissance réduite en début d'après-midi et la production hydroélectrique reculait dans le même temps de 1,0 GW. Les baisses représentaient 12,9% des capacités disponibles...

Taux de grévistes à plus de 24%

Le taux de grévistes s'établissait à 24,2% de l'effectif total en milieu de journée contre 27,2% au même moment lors de la précédente journée de grève, selon le décompte d'EDF. La CGT a pour sa part évoqué un taux de grévistes de 35% de l'effectif présent et de 60% à la production.

Il s'agit de la troisième journée de grève des agents d'EDF après celles du 26 novembre et du 10 décembre contre le projet Hercule, en cours de négociations entre le gouvernement français et la Commission européenne.

Projet Hercule

Hercule prévoit notamment une séparation entre le parc nucléaire existant d'EDF et une grande partie de ses activités liées aux énergies renouvelables, ainsi qu'une ouverture du capital de ces dernières.

Sa mise en oeuvre, qui suivrait une nouvelle régulation mettant en place des revenus garantis pour la production nucléaire d'EDF, constituerait selon les syndicats un premier pas vers un démantèlement et une privatisation du groupe.

Plusieurs semaines de discussions

Selon des informations publiées jeudi par 'Le Monde', et basées sur des sources "informées de l'avancée des échanges", "plusieurs semaines" de discussions sont encore nécessaires pour qu'un éventuel accord soit conclu entre Paris et Bruxelles.

Le quotidien ajoute que "le gouvernement a besoin d'aboutir avant la fin du mois de janvier pour espérer faire rentrer cette réforme dans le calendrier parlementaire avant que la campagne présidentielle ne débute".

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