Edouard Philippe n'oublie pas les plus pauvres

Edouard Philippe n'oublie pas les plus pauvres©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 08 janvier 2018 à 09h12

La nouvelle année est l'occasion pour Edouard Philippe d'orienter son message vers les classes moyennes et les plus pauvres... Le premier Ministre a assuré ainsi que les baisses de cotisations décidées par le gouvernement allaient permettre à 20 millions de Français d'avoir plus de pouvoir d'achat d'ici à la fin janvier.

Dans un entretien au "JDD", le chef du gouvernement est revenu sur les différents dossiers de ce début d'année, examinés lors d'un séminaire gouvernemental mercredi dernier...

260 euros par an

"Grâce à la suppression des cotisations salariales, une partie dès maintenant, le reste en octobre, le pouvoir d'achat des actifs va augmenter" a t-il expliqué. "Plus de 20 millions de salariés et d'indépendants vont constater dès la fin de ce mois qu'avec notre politique le travail paie... Pour un salaire de 1.500 euros par mois, cela représentera un gain de 260 euros par an".

Edouard Philippe qui a confirmé la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des Français cette année, ainsi que l'intention du gouvernement de diminuer les impôts durant le quinquennat Macron, insiste sur le fait que le gouvernement a déjà commencé à baisser le taux de prélèvements obligatoires : "nous allons continuer, parce que c'est nécessaire !"...

Si les recettes fiscales augmentent, "ce sera un moyen d'accélérer notre désendettement", ajoute le chef du gouvernement, qui maintient malgré tout prudemment la prévision de croissance de 1,7% pour 2018, alors que les différents instituts de conjoncture affichent un certain optimiste concernant le rythme de reprise de l'activité en 2018 en France.

Plan de le lutte contre la pauvreté

Un plan de le lutte contre la pauvreté sera par ailleurs rendu public d'ici au mois de mars, précise encore Edouard Philippe... Fin 2017 dans la foulée de la présentation de son premier budget, le gouvernement avait été accusé de favoriser les Français les plus aisés. L'exécutif avait tenté à plusieurs reprises de reprendre la main face à ces critiques : "Beaucoup de mesures redistribuent du pouvoir d'achat vers les plus faibles et les classes moyennes... L'augmentation de la prime d'activité, l'exonération de la taxe d'habitation, l'augmentation inédite du minimum vieillesse et la suppression des cotisations salariales pour près de 25 millions de salariés. Plusieurs dizaines de millions de Français seront financièrement gagnants dès janvier 2018", avait déjà expliqué le chef du gouvernement à plusieurs reprises.

La suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) avec son remplacement par l'IFI, concentré sur les seuls biens immobiliers et la "flat tax" à 30% sur les revenus du capital ont largement alimenté cette polémique autour d'un "budget des riches", alors que certains députés d'opposition dénoncent haut et fort la fameuse "théorie du ruissellement" chère à Emmanuel Macron pendant sa campagne...

"Réconcilier travail et capital"

"Moi, je prétends avec beaucoup de tranquillité et de détermination que nous avons un budget équilibré" ... "On supprime l'ISF parce que ça ne marche pas. Parce qu'on a fait fuir le capital. Ce chiffre devrait vous faire réfléchir : en quinze ans d'ISF, on a fait partir 10.000 contribuables représentant globalement 35 milliards de capital" avait expliqué le premier Ministre qui veut "réconcilier travail et capital"...

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