Edouard Philippe: une nouvelle baisse des cotisations devra attendre

Edouard Philippe: une nouvelle baisse des cotisations devra attendre

Le Premier ministre français Edouard Philippe à Bobigny, près de Paris, le 20 novembre 2017

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AFP, publié le lundi 20 novembre 2017 à 12h06

Edouard Philippe s'est dit ouvert lundi à une possible nouvelle baisse des cotisations sociales sur le travail, suggérée par son ministre Bruno Le Maire, mais un tel allègement ne pourra intervenir que lorsque la France aura "rétabli" ses finances publiques, a-t-il prévenu.

"Nous sommes prêts à poursuivre la baisse des charges, y compris pour les salariés au-dessus de 2,5 SMIC, comme le ministre de l'Economie et des Finances l'a évoqué, mais seulement, seulement, lorsque nous aurons rétabli la situation des comptes publics", a déclaré le Premier ministre lors d'un discours sur la stratégie industrielle du gouvernement à Bobigny (Seine-Saint-Denis).

"Il y a une impatience sur ce sujet, je la comprends et à bien des égards je la partage", a poursuivi M. Philippe.

"Mais si nous devons rétablir la compétitivité française, engager un processus de transformation, il faut le faire avec un souci constant de préserver l'équilibre de nos finances publiques et de les ramener à un niveau supportable de tension", a-t-il plaidé.

"Nous avancerons, nous réfléchirons sur ce sujet, mais je veux le dire, nous réfléchirons au rythme qui convient pour respecter l'équilibre des finances publiques", a-t-il insisté.

L'exécutif Macron va pérenniser l'importante baisse du coût du travail décidée en 2014 par François Hollande sous la forme du Crédit d'impôt pour la croissance et l'emploi (CICE), en transformant en 2019 ce crédit d'impôt en baisse directe des cotisations, à hauteur de 6% de la masse salariale (contre 7% pour le CICE).

Mais cette baisse des cotisations s'arrête à 2,5 fois le SMIC, poussant certains, à droite notamment, à demander un élargissement aux salaires autour de 3 ou 3,5 SMIC.

Dimanche, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a dit vouloir "réfléchir à un allégement de charges au-dessus de 2,5 SMIC". "Je pense que ça vaut le coup d'étudier cette question", a-t-il insisté lundi à l'occasion d'une table ronde avant le discours de M. Philippe.

Mais cette mesure coûterait des milliards d'euros, expliquant la prudence affichée par le Premier ministre lundi. 

Le gouvernement prévoit un déficit public à 2,8% du PIB l'an prochain. Le déficit devrait toutefois remonter à 3% du PIB en 2019, en raison d'un double effet du CICE avec la baisse pérenne de cotisations. 

Cette augmentation devrait être temporaire : d'après Bercy, le déficit refluera à 1,5% en 2020, puis 0,9% en 2021, l'objectif étant un quasi équilibre (0,2%) en 2022.

 
21 commentaires - Edouard Philippe: une nouvelle baisse des cotisations devra attendre
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    zezelesup -

    Ras le bol Impôts à tout va CSG, RDS, Impôts sur le revenu, Taxe habitation, fonciere, TVA MAIS OU VA tout cet ARGENT ??? on finance nous même cotisations chômage et cgs rds déduites sur les cotisations de chomage .... on déshabille Jacques en France pour files son boulot quelque part ailleurs en Europe je N AI PAS VOTE POUR CETTE EUROPE !!! on paye pour voir nos ENFANTS attaqués et TUES dans notre propre Pays JE N AI PAS VOTE POUR CETTE EUROPE On pay

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    jennyfer3 -

    Il faut absolument supprimer les charges sur les salaires, elles sont très injustes car ce sont les salaires de moins de 3500 euros (plafond Sécurité Sociale) qui y sont soumis. Les entreprises embaucheraient davantage et il n’y aurait plus d’ouvrier détachés.
    la TVA sociale serait la bouée de sauvetage de tout. En effet cet impôt serait prélevé sur toute la consommation des ménages (les aisés et les pauvres) c’est le seul impôt le plus juste car on le paye sur les dépenses où la consommation que l’on peut faire suivant son budget, ses revenus, Exemple :
    Lorsque j’achète une robe à la Redoute à 40 € je paye 7,84 € de TVA, lorsque une dame de la haute société achète une robe 4 000€ chez Dior elle paye 784 € de TVA
    Les machines automatiques et robots qui remplacent la main d’œuvre, les ouvriers déplacés ne participent pas également à la solidarité nationale, avec la TVA sociale appliquée au prix de vente se serait donc le cas.
    Toutes les marchandises venant de l’étranger vendues en France (actuellement ne participent pas aux charges sociales) seraient passibles de la TVA Sociale comme actuellement de la TVA 20,6 %, il y aurait donc moins de différence entre prix import et prix français. Les français achèteraient davantage de produits français.
    De plus les produits à l’exportation baisseraient et l’on exporterait davantage.
    Les charges retenues sur les feuilles de paye disparaitraient et nos salaires augmenteraient de presque 20 %. Donc plus de pouvoir d’achat

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    PAT55 -

    comme vous dite juste , mais la classe politique ne comprendra jamais votre résonnement qui est parfait ,

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    jack29 -

    comment annoncer de telles promesses quand la France est au bord de la faillite!!!!!!!!!!!!

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    brandy -

    Avec l'agent DES RETRAITES !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! tout est faisable

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    Biloutboy -

    Quand les poules auront des dents,les français ont fini de croire au père Noël,même si le 25 décembre c’est bientôt,décembre c’est bien pour les guirlandes lumineuse et les déco.c’est l’enfer pour notre porte monnaie.

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    changibo67 -

    A quand la baisse des dépenses publiques?? A quand la revalorisation des retraites??? A quand la baisses des assurances, cotisations CSG,....????

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