Egalité femmes-hommes : près de 17.000 entreprises n'ont pas encore rempli l'index

Egalité femmes-hommes : près de 17.000 entreprises n'ont pas encore rempli l'index
Elisabeth Borne, ministre du Travail

Boursier.com, publié le lundi 05 octobre 2020 à 11h14

"En mars 2020, 77% des entreprises de plus de 1.000 salariés avaient renseigné leur index" d'égalité professionnelle femmes-hommes mis en place par le gouvernement, a indiqué la ministre du Travail...

Alors que la semaine sur l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes doit débuter ce lundi, la ministre du Travail Elisabeth Borne a dressé un nouveau bilan de l'index d'égalité professionnelle mis en place par le gouvernement en mars 2019. Ce dispositif permet de comparer la situation des femmes et des hommes au sein d'une même entreprise.

Chaque entreprise d'au moins 250 salariés doit ainsi calculer et publier tous les ans son indice d'égalité femmes-hommes, qui comprend 5 critères (l'écart de rémunération femmes-hommes, l'écart dans les augmentations annuelles, l'écart dans les promotions, les augmentations au retour de congé maternité et la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l'entreprise). C'est aussi le cas depuis mars 2020 pour les entreprises de 50 à 250 salariés.

"En mars 2020, 77% des entreprises de plus de 1.000 salariés avaient renseigné leur index. Elles sont aujourd'hui 97%. Et depuis le 1er mars, cette démarche est devenue obligatoire pour les entreprises de 50 à 250 salariés : 52% d'entre elles ont fait l'effort de le remplir malgré le contexte sanitaire et économique", détaille ainsi la ministre dans un entretien au 'Parisien'.

"Une dynamique de progression"

Selon Elisabeth Borne, "cela prouve que la dynamique de réduction des inégalités professionnelles est lancée". Pour autant, près de 17.000 entreprises n'ont pas encore rempli l'index. "Je vais maintenant mobiliser les services de la Direction générale du travail pour contacter les 16.680 entreprises de 50 à 250 salariés qui n'ont pas encore rempli cet index", a-t-elle indiqué.

"Beaucoup d'entreprises sont dans une dynamique de progression. Les lignes ont bougé car il y a un an, 17% des entreprises avaient des notes inférieures à 75/100, il n'y en a plus que 4% aujourd'hui", a tenu à souligner la ministre.

Lors d'un premier bilan de l'index en mars dernier, l'ancienne ministre du Travail Muriel Pénicaud avait pour rappel ciblé 19 entreprises de plus de 1.000 salariées, qui avaient obtenu une note inférieure à 75 sur 100, dont Derichebourg Propreté (62/100), Alsace Croisières CroisiEurope (51), Safran Electronics & Defense cockpit solutions (64), Foncia carrières et compétences (66), Securitas France (66) ou encore GO Sport (74).

"La crise ne doit pas faire passer au second plan la lutte contre les inégalités"

"La filiale Safran Electronics & Defense ne figure plus dans la liste des mauvais élèves. Entre les exercices 2019 et 2020, la note globale de GO Sport s'améliore et est passée de 69 à 74. Encore un effort ! En revanche, pour Derichebourg Propreté qui stagne à 62, Socotec Equipements qui régresse avec 65 et Securitas France à 69, il reste encore du chemin à parcourir", précise Elisabeth Borne.

Par ailleurs, la ministre du Travail a rappelé l'importance de "remettre le focus sur cet index en ce moment". "La crise ne doit pas faire passer au second plan la lutte contre les inégalités salariales. Les écarts restent en effet considérables. Il faut qu'on soit vigilant. Et le simple fait pour les entreprises de devoir afficher tous les ans avant le 1er mars les résultats de l'index sur Internet, est une démarche qui leur permet de rester mobiliser sur ce sujet", a-t-elle estimé...

Vos réactions doivent respecter nos CGU.