Elections : Facebook met sur pied une salle de crise pour lutter contre les 'fake news'

Elections : Facebook met sur pied une salle de crise pour lutter contre les 'fake news'©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 21 septembre 2018 à 16h12

Facebook intensifie sa lutte contre les fake news... Le réseau social vient en effet de créer une cellule de crise, baptisée "war room".

Sa mission : lutter contre la désinformation en période électorale, repérer les faux comptes et les contenus litigieux. Cette salle de crise devrait pouvoir agir en temps réel sur les publications. Une réactivité importante en période électorale où des milliers de messages sont postés en quelques heures sur le réseau social...

Les élections aux Etats-Unis

Au total, 300 personnes travaillent sur ces questions chez Facebook mais seule une vingtaine d'entre elles rejoindront la salle de crise. Elle sera opérationnelle d'ici le 7 octobre prochain, jour de l'élection présidentielle au Brésil avant les élections de mi-mandat aux Etats-Unis en novembre.

En 2016, le réseau social avait été utilisé par un organe de propagande russe pour discréditer la candidature d'Hillary Clinton au profit de celle de Donald Trump, plus proche des intérêts du Kremlin.

Avant l'élection, les utilisateurs de Facebook avaient pu lire de faux reportages affirmant par exemple que le pape François soutenait la candidature de Donald Trump ou qu'un agent fédéral qui enquêtait sur la démocrate Hillary Clinton avait été retrouvé mort... pour ne citer que ces deux exemples parmi des centaines !

Une cellule efficace?

La "war room" n'empêchera pas les fausses informations de circuler, mais Mark Zuckerberg affiche les efforts entrepris par sa société pour contenir ce phénomène. Le géant du web veut convaincre qu'il met les moyens pour lutter contre les tentatives de manipulations électorales.

Après le scandale 'Cambridge Analytica', le patron du réseau social avait dû s'expliquer au début de l'année devant le Sénat américain. Sous le feux des critiques, Facebook multiplie les annonces. Début août déjà, le réseau social avait indiqué avoir supprimé 32 pages et comptes créés pour influencer les élections de mi-mandat en novembre prochain aux Etats-Unis.

A la même période, la direction avait aussi supprimé les comptes du chef de l'armée birmane et de plusieurs hauts responsables militaires afin d'empêcher la propagation "de la haine et de la désinformation" sur les Rohingyas.

Un outil pour évaluer ses "amis"

Facebook a également développé un outil pour permettre aux utilisateurs de se noter. Le réseau social va leur proposer d'évaluer leurs "amis", un autre moyen selon Mark Zuckerberg de lutter contre la désinformation...

Vos réactions doivent respecter nos CGU.