Emploi des jeunes : Agnès Pannier-Runacher veut des "mesures fortes"

Emploi des jeunes : Agnès Pannier-Runacher veut des "mesures fortes"©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 26 mai 2020 à 10h44

"Il faut faire quelque chose pour la jeunesse française", pour "soutenir l'apprentissage et je sais que Muriel Pénicaud y travaille pour éviter d'avoir une génération sacrifiée", a estimé la secrétaire d'Etat.

Comme l'avait déjà assuré le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, l'accès à l'emploi des jeunes "devra être une des priorités du plan de relance". Sur 'BFM Business' ce mardi, la secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher a indiqué que le gouvernement planchait sur des mesures pour faciliter l'apprentissage et l'emploi des jeunes, qui pourraient être particulièrement mis à mal par la crise sanitaire.

"Je suis convaincue qu'il faut faire quelque chose pour la jeunesse française", a-t-elle estimé, notamment pour "soutenir l'apprentissage et je sais que Muriel Pénicaud y travaille pour éviter d'avoir une génération sacrifiée, celle qui arrive sur le marché du travail".

"Il faut faciliter l'embauche des jeunes et donc il va falloir prendre des mesures fortes dans cette direction", a poursuivi la secrétaire d'Etat. "On travaille sur l'apprentissage et sur l'alternance, et on travaille de manière générale soit à ouvrir des possibilités de formations additionnelles, soit à faciliter l'embauche des jeunes dans les entreprises", a-t-elle ajouté.

Vers des exonérations de charges pour l'embauche de jeunes ?

Agnès Pannier-Runacher n'a toutefois pas tranché concernant la possibilité d'exonérations de charges pour l'embauche de jeunes. La ministre du Travail Muriel Pénicaud avait de son côté indiqué que le futur plan de relance, qui sera détaillé à l'automne, "aura un volet compétences et un volet emploi très importants, notamment par rapport aux jeunes".

Craignant que la crise liée au Covid-19 ne pénalise les contrats d'apprentissage, le Medef a demandé la semaine dernière une aide unique de 10.000 euros pour tout recrutement d'un apprenti avant le 31 décembre. L'organisation patronale a souligné dans un communiqué que la "crise économique et sanitaire" avait cassé la dynamique de l'apprentissage.

700.000 jeunes sur le marché du travail dès septembre

Une position que partage d'ailleurs l'U2P (artisans), dont le président Alain Griset a demandé sur 'RTL' mardi "une rémunération pour les jeunes, mais prise en charge par l'Etat, de façon à ce qu'il y ait zéro coût pour une entreprise qui prend un apprenti". Sur 'franceinfo', le député européenn EELV Yannick Jadot a également suggéré la création 300.000 emplois aidés pour 2020.

Comme chaque année, près de 700.000 jeunes entreront sur le marché du travail en septembre. L'Organisation mondiale du travail (OIT) avait déjà prévenu en mars, dans un rapport, que "si le ralentissement de la consommation lié au Covid-19 se poursuit dans les mois à venir, nous devons nous attendre à de graves conséquences pour les jeunes en termes d'opportunités d'emploi".

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