Emploi : pourquoi General Electric ne tiendra pas ses promesses

Emploi : pourquoi General Electric ne tiendra pas ses promesses
General Electric

Boursier.com, publié le vendredi 15 juin 2018 à 13h59

1.000 emplois devaient être créés d'ici la fin de l'année 2018 par General Electric. L'industriel américain s'y était engagé lorsqu'il avait racheté la branche Energie d'Alstom, mais fin avril, seuls 323 postes avaient effectivement vu le jour...

Reçu à Bercy hier, jeudi, John Flannery, le PDG du groupe, a indiqué qu'il ne tiendrait pas ses promesses. Il met en avant "un environnement difficile du fait de l'évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l'énergie", selon un communiqué du ministère de l'Economie.

Quid des pénalités ?

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire dit "regretter cette situation". Le dossier est assez embarrassant pour le gouvernement. A l'époque, en 2014, la vente de ce fleuron avait fait débat. C'est Emmanuel Macron alors ministre de l'Economie qui l'autorise. Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, s'y oppose. Finalement, General Electric signe un accord contraignant. Il prévoit une pénalité de 50 000 euros pour chaque emploi non créé.

"General Electric devrait verser des compensations", a affirmé Bruno Le Maire. L'amende pourrait donc atteindre 34 millions d'euros. Le ministre de l'Economie doit à nouveau recevoir les dirigeants du groupe à l'automne pour faire le point sur ce dossier...

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