Emplois fictifs : la mise en examen de Marine Le Pen aggravée

Emplois fictifs : la mise en examen de Marine Le Pen aggravée©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 12 octobre 2018 à 16h30

La présidente du Rassemblement national n'en finit pas de cumuler les mises en examen dans l'affaire des emplois fictifs du parti d'extrême droite au Parlement européen. Après avoir déjà été pointée du doigt pour abus de confiance et complicité d'abus de confiance en 2017, elle est désormais visée pour détournement de fonds publics.


Un chef d'accusation supplémentaire

Marine Le Pen, qui accuse régulièrement la justice de mener des persécutions contre son parti, est servie. La justice l'accuse désormais d'avoir commis un préjudice de près de sept millions d'euros à l'encontre du Parlement européen de Strasbourg. Une peine de dix ans de prison et d'un million d'euros d'amende pourrait-être prononcée si elle est finalement condamnée.

La présidente du Rassemblement national n'a pas souhaité s'exprimer suite à son audience de vendredi matin. Son avocat, Rodolphe Bosselut, a néanmoins affirmé qu'un recours en cassation serait déposé. Selon lui, une violation de la séparation des pouvoirs a eu lieu dans cette affaire, les magistrats n'ayant pas à s'immiscer dans le travail des élus.


Un million d'euros récupéré

Dans ce dossier déjà, la justice avait décidé de confisquer 2 millions d'euros de dotations publiques normalement octroyées à son parti. Mais à la fin du mois de septembre, la saisie a finalement été réduite de moitié, permettant ainsi au Rassemblement national de récupérer 1 million d'euros. Le parti a renoncé à récupérer le deuxième million en cassation, craignant de tout perdre.

Les finances ne sont donc pas bonnes pour le parti de Marine le Pen et les mauvaises nouvelles pourraient ne pas s'arrêter là puisque Nicolas Bay comme Louis Aliot sont également sous le coup d'une mise en examen pour les mêmes faits


Rémunéré par l'Europe, travaillant en France

Un dossier qui traîne depuis quelques temps maintenant puisque le préjudice subi par le Parlement européen aurait eu lieu entre 2009 et 2017. L'enquête n'a été ouverte qu'en 2016 et un véritable système de contournement de la loi aurait été découvert.

Le principe : faire embaucher des permanents en qualité d'assistants parlementaires, rémunérés par l'instance européenne. Une assistante parlementaire aurait par exemple été engagée à Strasbourg, alors qu'elle était travaillait en réalité en France, pour le compte du parti d'extrême droite. Elle a été payée pour cette activité de 2010 et 2016.

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