Etudiants : le gouvernement travaille sur "un revenu universel d'activité qui inclurait les jeunes"

Etudiants : le gouvernement travaille sur "un revenu universel d'activité qui inclurait les jeunes"
jeunes étudiants jobs emploi diplômé

Boursier.com, publié le mercredi 13 novembre 2019 à 18h32

La concertation sur cette mesure doit s'achever "en décembre ou janvier" pour aboutir à un projet de loi d'ici 2020, a affirmé le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal.

Alors que la colère monte dans les universités après l'immolation d'un étudiant devant les locaux du Crous à Lyon, le gouvernement assure réfléchir à des solutions pour améliorer les conditions de vie étudiante. Sur le plateau de 'BFMTV', le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal a affirmé travailler "sur un revenu universel d'activité qui inclurait les jeunes et les étudiants, avec les organisations étudiantes depuis de longs mois".

La concertation sur cette mesure phare du plan pauvreté avait un groupe de travail spécifique sur les jeunes et doit s'achever "en décembre ou janvier" pour aboutir à un projet de loi d'ici 2020, a-t-il précisé au micro de 'RTL'.

Dans ce cadre, le gouvernement avait d'ailleurs évoqué une potentielle fusion des différentes aides (auxquelles les étudiants ont droit) en 2022.

46 millions d'euros supplémentaires pour les bourses

Par ailleurs, Gabriel Attal a souhaité rappeler que plusieurs avancées ont été faites. En août dernier, le gouvernement avait annoncé une revalorisation des bourses de 46 millions d'euros. "On fait un effort pour qu'elles soit versées à date et nous avons aussi un plan de construction de 60.000 logements pour les étudiants. On avance donc de manière structurelle", a-t-il ajouté.

Depuis le 1er septembre dernier, le régime de sécurité sociale des étudiants a également été supprimé. Cette disparition s'est logiquement accompagnée de la suppression des cotisations, soit un gain annuel de 217 euros pour les étudiants.

Un étudiant sur cinq touché par la précarité

Mais les associations et syndicats étudiants considèrent que ces mesures ne sont pas suffisantes. Des manifestations de centaines d'étudiants ont d'ailleurs eu lieu en début de semaine pour dénoncer la précarité et leurs conditions de vie, se soldant par des incidents dans plusieurs villes en France.

Une enquête de l'Insee avait révélé que près de 20% des étudiants vivaient sous le seuil de pauvreté en 2016. Parmi eux, des étudiants boursiers mais aussi ceux qui ne peuvent compter intégralement sur l'aide de leurs parents.

D'autres chiffres ont par ailleurs fait paraître les difficiles conditions financières des étudiants. D'après l'Observatoire de la vie étudiante (OVE), un étudiant sur deux travaillait en 2016 pour augmenter ses revenus. Parmi eux, un tiers affirmait que cette activité professionnelle était "source de stress et de tension nerveuse". Pour 54%, ce travail est cependant "indispensable pour vivre".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.