Facebook chasse les faux comptes avant les élections "midterms" américaines

Facebook chasse les faux comptes avant les élections "midterms" américaines©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 01 août 2018 à 09h40

Très critiqué pour ses "fake news" pendant la campagne présidentielle qui a mené à la victoire de Donald Trump, Facebook prend les devants. Le célèbre réseau social a annoncé mardi avoir commencé à supprimer plusieurs dizaines de comptes créés dans le cadre d'une campagne politique coordonnée pour influencer les résultats des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Celles-ci sont cruciales pour les républicains car elles vont déterminer s'ils peuvent conserver leur majorité à la Chambre des représentants et au Sénat.

Au total, 32 pages et comptes ouverts sur Facebook mais également sur la plateforme Instagram ont été effacés, parce qu'ils participaient à "une entreprise coordonnée inauthentique". "Ce genre de comportement n'est pas permis parce que nous ne voulons pas que des personnes ou des organisations créent des réseaux de comptes en mentant aux autres sur leur identité et sur leurs activités", précise la compagnie dans un message sur son blog. "Nous sommes dans les toutes premières phases de notre enquête et nous n'avons pas toutes les données, y compris qui est derrière cela", ajoute le groupe américain.

Jouer la transparence

Il joue la carte de la transparence, avec d'autres détails : un des comptes au moins était suivi par plus de 290.000 abonnés, et 11.000 dollars avaient été dépensés pour acheter environ 150 publicités. Les pages concernées avaient créé une trentaine d'événements depuis mai 2017.

L'objectif semble donc de ne pas répéter les erreurs du passé, alors que les problèmes de fausses informations et d'utilisation des données privées ont pesé sur les résultats du deuxième trimestre, et que le groupe est surveillé de près par les autorités. Une officine russe avait mené une campagne de propagande en 2016 afin d'influencer le résultat de l'élection présidentielle et de discréditer la candidate démocrate Hillary Clinton jugée par Moscou moins favorable aux intérêts de la Russie, ont établi les agences de renseignement américaines.

Facebook a dévoilé en septembre que des Russes utilisant des noms d'emprunt avaient utilisé le réseau social pour influencer les électeurs américains dans les mois qui avaient précédé et les mois qui avaient suivi l'élection présidentielle. Ils diffusaient des contenus polémiques, créaient des événements et achetaient des publicités.

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