Facture du Brexit : Londres prêt à améliorer son offre

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 L'Union européenne demande 50 à 60 milliards d'euros au Royaume-Uni pour régler la facture du Brexit

L'Union européenne demande 50 à 60 milliards d'euros au Royaume-Uni pour régler la facture du Brexit

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© AFP, EMMANUEL DUNAND
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AFP, publié le mardi 21 novembre 2017 à 17h02

Le gouvernement britannique est prêt à améliorer son offre pour régler la facture du Brexit en échange de garanties de la part de Bruxelles sur un futur accord commercial entre le Royaume-Uni et l'UE, ont indiqué mardi des sources concordantes.

Une source gouvernementale a indiqué à l'AFP que la Première ministre, Theresa May, et plusieurs membres de son gouvernement, réunis lundi après-midi à Downing Street, étaient tombés d'accord pour augmenter l'offre proposée à Bruxelles, sans donner de chiffre.

"Rien n'est convenu tant que tout n'a pas été convenu dans les négociations avec l'UE", a cependant souligné cette source à Downing Street. "Comme la Première ministre l'a dit (...) le Royaume-Uni et l'UE doivent avancer ensemble", a-t-elle ajouté.

La réunion, qualifiée de "conseil de guerre" sur le Brexit par les médias britanniques, a réuni notamment les ministres pro-Brexit Boris Johnson (Affaires étrangères), David Davis (Brexit) et Michael Gove (Environnement).

Theresa May a obtenu à cette occasion leur accord pour doubler l'offre financière destinée au règlement de la facture du divorce, qui passerait ainsi à une quarantaine de milliards d'euros, avance le Times.

Ce montant reste toutefois en deçà des quelque 60 milliards d'euros réclamés par l'UE.

En contrepartie, Londres souhaite obtenir de Bruxelles des garanties sur la signature d'un "bon" accord sur la future relation commerciale entre le Royaume-Uni et l'UE, écrit The Independent.

Reste que l'exécutif aura fort à faire pour convaincre une partie de l'opinion britannique du bien-fondé de cette rallonge.

"Les gens vont devenir fous si on finit par donner près de 40 milliards de livres à l'Union européenne", a estimé l'ancien ministre conservateur Robert Halfon, sur Sky News.

Le quotidien The Mirror voyait, lui, dans cette nouvelle offre une "capitulation" des ministres Brexiters, jusqu'ici très réticents sur le sujet de la facture de divorce.

Son montant fait partie des trois dossiers, avec les conséquences du Brexit pour l'Irlande et le sort des expatriés européens et britanniques, que Bruxelles souhaite voir bouclés avant de passer à la deuxième phase des négociations sur la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE.

Alors qu'il intervenait mardi matin lors d'une conférence à Londres sur la sortie de l'UE baptisée "Deal or No Deal" (Accord ou Pas accord), le ministre du Brexit, David Davis, s'est bien gardé d'évoquer cette question. 

Evoquant les négociations avec l'UE, il s'est dit "confiant" dans la conclusion d'un accord. "Un accord n'est pas seulement l'issue la plus probable, c'est aussi la meilleure" pour le Royaume-Uni comme pour l'UE, a-t-il déclaré, alors qu'un Brexit sans accord inquiète tout particulièrement les entreprises.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a donné aux Britanniques jusqu'à "début décembre au plus tard" pour progresser dans cette première phase.

Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, a quant à lui assuré lundi que l'UE était prête à offrir au Royaume-Uni "le plus ambitieux" des accords commerciaux après son départ, à condition que Londres respecte les règles européennes.

L'ancien secrétaire d'Etat au Brexit, David Jones, qui a quitté le gouvernement de Theresa May en juin, a confirmé lors de cette conférence que la nouvelle offre financière serait conditionnée à une avancée des discussions. 

"Tel que je le comprends, le gouvernement indiquera clairement que le paiement de toute somme supplémentaire de cette nature sera conditionnée au fait qu'il y ait un accord sur notre relation future", a-t-il dit. 

Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, a toutefois prévenu dans le London Evening Standard que son pays n'accepterait pas d'aller de l'avant sans avoir obtenu la garantie de Londres qu'une frontière physique ne serait pas rétablie avec l'Irlande du Nord. 

 
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