Faillites, suppressions d'emplois: les effets collatéraux du virus

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Des employés de Derichebourg touchés par la crise sanitaire manifestent à Blagnac, le 12 juin 2020
Des employés de Derichebourg touchés par la crise sanitaire manifestent à Blagnac, le 12 juin 2020
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© AFP, Lionel BONAVENTURE

AFP, publié le lundi 22 juin 2020 à 13h30

La crise du coronavirus a précipité plusieurs entreprises françaises, dont certaines étaient déjà en difficultés, dans des faillites ou restructurations lourdes de conséquences pour l'emploi.

- Automobile -

- Renault, en difficulté financière, prévoit la suppression d'environ 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France, dans le cadre d'un plan d'économie de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans. 

Quatre sites français devraient être affectés: Caudan (Morbihan), Dieppe (Seine-Maritime), Maubeuge (Nord) et Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) qui sera fermé à l'horizon 2022.

Le projet inclut aussi l'arrêt de la production automobile à Flins (Yvelines) après 2024.

- Le constructeur de poids-lourds Renault Trucks a annoncé la suppression de 463 emplois parmi ses cols blancs.

- Aéronautique -

- Selon les Echos, "le plan de reconstruction d'Air France (...) devrait compter de 8.000 à 10.000 suppressions d'emplois, soit 15% à 20% des effectifs". Le chiffre qui recouvrirait des suppressions de postes sur la base du volontariat, n'a pas été confirmé par la direction. 

- Ameublement -

L'enseigne Alinéa (2.000 salariés), basée à Aubagne (Bouches-du-Rhône) est en redressement judiciaire depuis le 13 mai. 

- Médias -

- La maison-mère de BFMTV et RMC, NextRadioTV (1.600 salariés), veut supprimer 330 à 380 CDI et jusqu'à 200 pigistes et intermittents. La filiale du groupe Altice avait annoncé mi-mai un "plan de transformation et de reconquête post-Covid" prévoyant de réduire la voilure dans le sport et le divertissement.

- Pénalisée par l'arrêt des grandes compétitions sportives, la chaîne d'information sportive RMC Sport News (groupe Altice) s'est arrêtée le 2 juin.

- Reworld Media, propriétaire de Grazia depuis 2019, veut supprimer 31 postes et cesser la parution hebdomadaire du magazine.

- Chaussures et vêtements -

- La marque de prêt-à-porter masculin Celio - 4.000 salariés dans le monde - a demandé le 22 juin à être placée sous procédure de sauvegarde faute d'accord avec ses banques. La fermeture de ses 1.585 magasins dans le monde a entraîné une perte de chiffre d'affaires de près de 100 millions d'euros entre mars et mai. 

- L'enseigne de chaussures et vêtements La Halle (Vivarte, 5.391 salariés en France), est placée en redressement judiciaire depuis le 2 juin. Le groupe Vivarte a reçu 25 offres de reprise partielle ce qui permettrait de sauver théoriquement jusqu'à 607 magasins sur 830.

- L'enseigne de chaussures du groupe Spartoo André (600 salariés) a été mise en redressement judiciaire début avril après avoir dû fermer ses magasins et perdu près de 4 millions d'euros les deux dernières semaines de mars.

- Naf Naf (1.170 salariés), placé en redressement judiciaire le 15 mai, va être racheté par le groupe industriel SY qui s'est engagé à conserver 75% des emplois en France.

- Camaïeu: l'entreprise de prêt-à-porter (3.900 salariés, 634 magasins) a été mise en redressement judiciaire le 26 mai avec une période d'observation de six mois. Le gouvernement dit chercher un repreneur.

- Le fabricant jurassien de lunettes L'Amy (120 salariés) a été placé le 2 juin en redressement judiciaire.

- Loisirs -

- La direction de TUI France, premier opérateur touristique du pays, a annoncé le 17 juin vouloir supprimer jusqu'à 583 postes, soit les deux tiers de ses effectifs.

- Le groupe de médias numériques Webedia, filiale du groupe Fimalac dirigé par Marc Ladreit de Lacharrière, qui compte une cinquantaine de sites et d'applications dédiés au divertissement et aux loisirs a préparé un plan de départs volontaires de 80 à 90 personnes.  

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