Fake news : Facebook, Google, et Twitter font leurs propositions à Bruxelles

Fake news : Facebook, Google, et Twitter font leurs propositions à Bruxelles
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Boursier.com, publié le mercredi 26 septembre 2018 à 17h59

Les géants de l'internet veulent faire preuve de leur bonne volonté dans la lutte contre la propagation des fausses informations... La Commission européenne a annoncé mercredi que Facebook et Google, Twitter, Mozilla et plusieurs agences publicitaires avaient présenté une série d'autorégulations pour lutter contre ces "fake news".

Les "GAFA" n'ont pas le choix et doivent trouver un accord avec Bruxelles, qui les menace depuis plusieurs mois de mesures coercitives. "Le secteur s'engage dans une vaste gamme d'actions, allant de la transparence dans la publicité politique à la fermeture des faux comptes et à la démonétisation des pourvoyeurs de désinformation, et nous nous en félicitons", a déclaré Mariya Gabriel, la commissaire européenne à l'Economie et à la société numériques, dans un communiqué.

Eviter les dérapages pendant les élections

Le temps presse pour Bruxelles, qui voudrait notamment éviter les dérapages sur les réseaux sociaux durant les élections européennes du mois de mai prochain. De grandes entreprises, et notamment Facebook, ont été épinglées pour avoir laissé circuler de fausses rumeurs pendant l'élection présidentielle américaines de 2016. Depuis, le scandale Cambridge Analytica a éclaté, ternissant encore un peu plus l'image du site, qui compte 2,23 milliards d'utilisateurs actifs chaque mois, selon les derniers chiffres divulgués par la société.

Au printemps dernier, la Commission avait mis en demeure les entreprises des secteur des nouvelles technologies et de la publicité de rédiger un code de bonnes pratiques pour effacer les contenus trompeurs ou illégaux, ou de se préparer à un durcissement des régulations encadrant leurs activités. Ce code de bonnes pratiques "est une étape importante pour contrer un problème qui est devenu de plus en plus envahissant et menace la confiance des Européens dans les processus et institutions démocratiques", explique Bruxelles.

Pas d'accord à Paris

Ces fausses informations étaient également à l'agenda des parlementaires ce mercredi en France. L'Assemblée et le Sénat n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur les termes des deux textes relatifs à la "manipulation de l'information", autrement appelées lois contre la diffusion de "fake news" en période électorale. Les deux projets de loi seront donc de nouveau examinés à l'Assemblée en seconde lecture, à partir du mardi 9 octobre.

Les deux propositions de loi - l'une organique touchant à l'organisation des pouvoirs publics et l'autre ordinaire - visent à introduire la possibilité d'engager une procédure en référé, sous 48h, pour suspendre la diffusion d'une "fausse information" dans la période précédant un scrutin national.

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